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 Liberty Soffword ; It's everything.

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Liberty Soffword

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MessageSujet: Liberty Soffword ; It's everything.   Dim 27 Juin - 20:00


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Liberty Soffword
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Anything can change
    « On a tous nos rêves. Ces petits morceaux d'étoiles qui brillent dans nos têtes. Dans nos coeurs. On s'y accroche. On y croit. Eux ; Ils nous aveuglent, nous rendent fous, nous peinent. Et malgré tout ; Ils nous font vivre. J'étais comme tout ces enfants. Naïve, passionnée et sûrement folle. Je m'accrochais à ce brin d'espoir comme si rien d'autre n'existait. Et c'était le cas. Lui. Moi. Et rien. Le vide. C'était ma vie ; Mes espérances ; Mon rêve. A ce moment, j'aurais jurer de ne jamais le lâcher. Que rien n'aurait pu m'y forcer. Rien. Jamais. Je le serrais si fort contre mon coeur qu'il aurait fallu arracher une part de moi ; Que la vie elle-même vienne me la réclamer. Impossible. Inimaginable... Pourtant. C'est ce qu'elle fit. Et ce jour même, le rêve prit fin. Je m'appelle Liberty, et c'est la seule chose qu'il me reste. »

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Liberty Soffword

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MessageSujet: Re: Liberty Soffword ; It's everything.   Dim 27 Juin - 20:02

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      « Parce qu'on est jamais libre, sans en payer le prix. »

      N'allez surtout pas croire que je suis une fille de rien, le fruit indésiré d'un père alcoolique ou d'une mère souffreteuse, abandonnée indifféremment dans les rues crasseuses d'une grande ville. Non. Au contraire. Je fus aimée, choyée. Heureuse. Bien plus que ce dont la plupart des gens pourraient se targuer. Trop peut être. A cette époque, je croyais encore que si le soleil se levait, ce n'était que pour me faire briller. Que le vent soufflait pour chasser mes peines. Ou que la lune n'était que la veilleuse de mon sommeil. J'étais jeune et insouciante. Je me sentais unique. J'étais unique. Le monde s'ouvrait devant moi ; pétale d'une fleur en pleine éclosion. Et je tentais déjà de la cueillir. Je cherchais des réponses à chaque chose, et pour chacune de ses réponses, milles autres questions se posaient. Je voulais tout comprendre, tout savoir, tout vivre. A tel point, que j'en arrivais à me détacher de la réalité des choses, de la véritable nature de la vie. Mais ça, je ne le compris que plus tard. Clyde, lui, c'était une tout autre histoire. Si je pouvais me comparer à l'insouciance de la jeunesse, à seulement deux années de plus que moi, mon frère était l'exact opposé. Silencieux, responsable et bien plus terre à terre que je ne le serais jamais. Toujours à me retenir, me faire taire ou me sermonner. Mais toujours présent quoiqu'il arrive. Il représentait à lui seul le point d'ancrage de mon existence. Je n'ai jamais craint d'être plongée dans le noir à ses côtés. Car à mes yeux d'enfants, il brillait de mille feux. C'était le soleil de ma vie. Simplement. Avec le recul, je compris que ce fut essentiellement cela qui marqua la différence entre lui et moi dans les évènements qui suivirent. Car dans l'ombre de cette passion débordante, l'annonce de la mort de nos parents m'avaient paru presque irréelle. Et si elle m'avait atteinte, ce fut mon frère qui encaissa le plus gros coup. Je vivais pour lui, et je pouvais continuer de me raccrocher à ce bonheur. En revanche, lui, il n'avait rien d'autre qu'une petite fille trop bavarde pour surmonter cette accident de voiture. Je me rappelle encore la première fois où je l'ai surpris à verser des larmes. Stupide, je n'avais pas su tenir ma langue.

      « Clyde ? Tu pleures ? »
      « Tais-toi Libby. »
      « Mais... »
      « Je t'ai dis de te taire ! »
      « ...oui. »

      silence

      « Je ne pleures pas. Jamais. »
      « Je... »
      « Je ne veux plus t'entendre dire ça Libby. Tu m'entends ? »

      Alors je me suis mise à pleurer. D'abord pour moi. Puis pour lui ; Pour toute ces larmes qu'il ne pouvait pas verser devant moi. Puis il m'avait serrée dans ses bras. Plus fort, et pourtant plus tendrement qu'il ne l'avait jamais fait jusqu'alors. Je n'avais rien dit. Reposant contre lui, je me sentais protégée. Il anesthésiait la douleur qu'une part de mon coeur avait ressenti. Prenant uniquement sur lui la peine que nous aurions dû nous partager. J'étais égoïste. Jeune et égoïste. Peut être qu'à ce moment là, si j'avais eu les mots qu'ils me manquaient, j'aurais pu l'aider à mon tour. Mais ils ne vinrent pas. Par la suite, on ne parla plus jamais de nos parents. Pas un seul mot. Rien. Le temps fit son oeuvre, et j'en vint à l'accepter. La vie n'était peut être pas si parfaite que je l'avais imaginée, mais j'avais toujours Clyde. Toujours aussi beau. Fier. Unique. Mon idolâtrie, où l'amour que je lui portait, appelez ça comme vous le voudrez, ne firent que grandir. Je rêvais d'être un jour aussi forte que lui, même si au fond, je savais que quelque chose en lui s'était brisé depuis cet incident. Aujourd'hui, je sais; tout le monde sait. Clyde aussi savait ; Que ces choses s'imposaient parfois à nous sans que l'on puisse en décider. Que dans la vie, il y a des schémas qui s'imposent, de grandes lignes qui vont et qui reviennent en boucle. Variation infinies sur un même thème. Certains musiciens disent que c'est ainsi que naissent les plus grandes sonates, où les plus vils tragédies. Je ne saurais dire si cela est vrai, mais je sais avec certitude que la chose s'est produite dans la trame de ma propre vie. Car si mon coeur avait été écorché à vif, ma stupidité acheva le travail.

      Il fut à la fois mon plus beau rêve. Ma plus grande blessure. Et mon plus grand regret. Le regret qu'il m'eut aimée assez pour sacrifier sa vie pour la mienne. De ne pas m'avoir laisser le choix. De m'avoir considérer comme une gamine jusqu'à la fin. D'avoir penser que son idiote de soeur valait plus que tout au monde. Milles fois, et milles fois encore, j'avais souhaitée replonger dans ces abysses pour le maudire. Pour le retrouver. Pour l'aimer. Encore et encore. Milles fois j'aurais voulue le traiter d'imbécile. Lui dire à quel point j'étais désolée. A quel point je regrettais de m'être approchée de ce lac. Ou simplement lui dire au revoir. Mais les flots ténébreux l'avaient déjà emporté. L'enfermant dans un tombeau qui auraient dû être mien. Immobile. Tandis que la vie, Elle, reprenait son cours. Légère. Innocente. Imperturbable. J'en vint à la maudire, autant que je me maudissais moi-même. Je voulus en finir. Solder le lien qui nous unissait. Maintenant. Et à jamais. Mais j'entendais toujours cette voix dans ma tête. Celle qui me rappelait qu'elle m'aimait. Celle qui désirait me voir vivre, me voir heureuse. Cette même voix qui me disait de ne pas gâcher son ultime présent. De la vivre pour deux, pour dix, pour cent. De la vivre jusqu'à en mourir. Et plus encore. Je finis par l'écouter. Je ravalais ces larmes de colère. Je fermais les yeux. J'écoutais. Je compris vite que je n'avais plus rien. Que ce monde n'était pas celui dont j'avais toujours rêvé. Ou du moins ne l'était plus. Je sus qu'il ne me suffisait pas, qu'il m'en fallait un nouveau. Alors je l'imaginais. Cette contrée où rien ne me serait impossible. Ou mes rêves pourraient renaître. Ou la vie elle-même n'aurait plus de prise sur moi. Lentement. Je me suis mise à sourire. Défiant cette garce de me l'ôter des lèvres. Elle, qui en me volant tout, m'avait affranchie d'elle-même. Et pour la première fois, je me pris à rire comme une gamine en murmurant mon propre prénom ; Liberty. Quel douce ironie du sort.
      Puis du jour au lendemain, j'ai tout plaqué. Sans plan, sans but, sans rêve. Seule ; A la recherche de mon propre arc-en-ciel. De ce monde tel que je ne l'avais imaginée qu'en pensée. Ne conservant qu'une dernière promesse. Celle de ne jamais plus verser de larmes. Alors j'ai souri. J'ai souri à m'en casser les dents... Puis je suis partie.



      ***


      « Un rêve me vint... et tout prit fin. »


      Ce soir là, la lune rêvait avec plus de paresse. C'était un tableau d'une rare clarté que rien ne semblait vouloir offusquer. Tout semblait lui servir de bordure. Du reflets miroitant du fleuve jusqu'aux phares des voitures qui scintillaient comme des diamants par delà la rive. J'avais moi-même l'impression d'être un spectre fait de grâce et de splendeur. Noir et pourtant lumineuse. Une simple visiteuse aux allures rêveuses. Et les paupières mi-closes, je m'enivrais de ce parfum mystique. Mettant un pied devant l'autre, sans hésitation, sans doute, sans peur. Je sentais mon coeur battre. Cette pulsation frénétique si douce et pourtant si brûlante qui me vrillait la poitrine. Charme profond, dont l'interruption nous grise.

      « Mademoiselle ? Ca va aller ? »

      Avec regret, j'ouvris les yeux. Avisant derrière moi les deux agents de l'ordre qui se tenaient prudemment quelques pas plus loin, et plus bas. Ils semblaient presque hésitants, craignant sûrement que le moindre de leur geste ne me propulse dans le vide. A ce souvenir, je rigole encore en pensant à l'image qu'ils devaient avoir de moi. Une jeune femme tout juste passée à l'âge de se promener seule, perchée sur le parapet d'un pont, dont les intentions semblaient évidentes. Une dépressive, une folle, ou bien une droguée sûrement. Mais je ne pouvais pas leur en vouloir. Tout comme je ne pouvais ni ne voulais pas leur expliquer ; Ils ne m'auraient tout simplement pas comprise. Personne ne l'aurait pu. Car je n'avais rien en commun avec eux. Eux étaient des êtres à l'existence bien définie, à la richesse connue et à l'avenir assuré. Moi... J'étais un papillon de nuit. Voletant de-ci de-là, mettant l'univers entier dans mon sillage. Un petit papillon d'obsidienne qui chaque jour cherchait à flamboyer davantage. Sans jamais connaître la loi de son humanité. Et devant ces miroirs de constance, je ne pus que sourire en les regardant.

      « Et vous ? »

      Une simple phrase qui acheva de les convaincre que je ne tournais pas rond. En réalité, je n'ai jamais prétendu être droite, logique où simplement normale. Il y a toujours eu cette partie de moi-même, brûlante de courir au devant du danger ; pour rien, pour le frisson qu'il procure ou pour les conséquences qui peuvent en résulter – qui sait ? Et j'eus presque pitié de leurs regards incrédules. De cette incompréhension maladive que les standards de ce monde leur avaient imposés. Ils ne réalisaient même pas qu'ils humaient seulement le parfum de la vie sans en imprégner véritablement leur sens. C'étaient de simples spectateurs, l'oeil inquiet, fixé sur chacun de vos pas incertains. Alors je les ignorais. Eux comme tout les autres que je croisais chaque jours. Je goûtais à leur insu à tout ces plaisirs clandestins : épanouissant leurs passions novices, jouissant de leur vertus, et de tous ces jours perdues. Pencher rêveusement sur leurs têtes appesanties ; désolée de ne pas pouvoir leur ouvrir les yeux.

      « Descendez s'ilvouplaît. C'est dangereux. »

      « Autant que de vivre... » murmurais-je silencieusement. Et pourtant vous le faites. Inconsciemment. Ignorant sa cruauté. Louant ce serpent qui un jour vous mordra les talons. Je haïssais leur ignorance. Moi, qui pleurais dans les fêtes et riais dans les deuils ; Trouvant un goût suave au plus amère des vins. Car pour aimer la vie, il faut apprécier la mort. Car chaque jour qui s'écoule nous octroie un nouveau pas vers elle. Car la finalité sera la même pour tous. Alors que diable si l'on se décide à marcher ou à courir. Quitte à avancer ; J'ai seulement choisi de le faire le pied léger.

      « Mademoiselle ? »

      Il tendit sa main vers moi. Quémandant un instant de lucidité dans mes yeux. Avide de jouer son beau rôle, de conclure un geste héroïque. Alors je le contentais. La bouche au rire enfantin, l'âme ravie, le coeur enivré d'un mensonge. Je saisis la sienne, me laissant tirer loin de cette harmonie de formes et de couleurs. Le froissement de ma robe répondit à la fermeté de sa poigne qui ne me lâcha plus. Vibrante du plaisir d'être libre, je me mis à vibrer de colère. Il est facile de complaire aux volontés d'un homme, mais bien plus ardu de lui abandonner ses chaînes. J'ignore alors ce qui me valu d'être enfermée à l'arrière de leur voiture. L'absence de réponses, l'obséquiosité de certains propos, ou simplement le fait d'être moi-même ? Mais quelque en soit la cause, il est une chose que je n'avais jamais envisagée alors que le véhicule se mettait en branle. Que dormant dans l'oubli, je n'avais jamais voulu garder une trace de mes rencontres. Mais celle qui vint éclipsa toutes celles qui furent. Créant en l'espace d'une seule nuit, plus de souvenirs que je n'en avais jamais eu en dix ans de ma vie.


      ***


      « Sous le toit du monde ; Là, où pleurent les anges. »


      Je contemplais une nouvelle fois ce même soleil qui se levait encore et toujours à l'horizon. Admirative et triste à la fois. Lui, qui jour après jour courrait inlassablement après son âme soeur à jamais inaccessible. Quelque part, cette douce réalité noyait les songes de mes sombres nuits ; m'épargnant de replonger dans mon passé. Car les nuits représentaient les seules moments où je m'accordais ce bref instant de faiblesse, à l'écart de tout regard, de tout jugement. Ou presque.
      Car indépendamment de ma volonté ; et par le concours d'une stupide série d'évènements. Je ne l'étais plus ; seule j'entends. Il y avait lui. Tobias Jayden James. Là. A quelques centimètres de moi. Sur ce toit ouvert au vent d'un quelconque immeuble délabré, allongés chacun de notre côté sur la pente d'une simple verrière. Perdus dans nos pensées. Rêveurs. Silencieux.

      Je ne saurais trop vous dire comment les choses se sont passées. De quelle manière je l'ai rencontré. Je crois que je me suis simplement retournée, et il était là. Si je l'avais rencontré ailleurs, à un autre moment, dans d'autres circonstances ; Je n'y aurais peut être pas prêtée attention. Sûrement pas. Un garçon banal d'environ mon âge qui se serait noyé dans la foule de tous ces gens que je croisais chaque jour. Ignoré avant d'être connu. Pris pour l'inconnu qu'il ne serait jamais plus à mes yeux. En quelques mots, quelques gestes, il avait su brisé ce miroir de brume dans lequel je vivais. Ces paroles m'avaient atteinte d'un impact dont il ne réaliserait jamais la force. Alors je lui avais fait face. Et je l'avais vu. Non pas de la manière dont je voyais le monde autour de moi. Mais tel qu'il était véritablement. Non plus comme un gamin égaré, mais comme un homme à la recherche de quelque chose. Ce quelque chose que je ne comprenais pas, que j'ignorais. Ce fut peut être ses paroles étranges qui captèrent mon attention ; Ou bien la lueur que je voyais briller dans ses yeux. Son simple « je n'en sais rien » , totalement désemparé et honnête ; ou qu'il m'eut tourné le dos comme jamais personne ne l'avait fait. Au fond, moi non plus je n'en savais rien. Je me rappelle m'être simplement approchée de lui, et d'avoir saisie sa main comme je l'aurais fait d'une simple valise. Le problème, c'est que lorsqu'on trimballe partout sa valise avec soi, on en vient à ne plus vouloir s'en séparer. On la remplit de souvenirs, de choses personnelles, de choses indispensables. Elle devient indispensable. Alors on ne veut plus la perdre, on en vient à en prendre soin. A l'aimer. Tobias, c'était tout ça et bien plus que je ne saurais le dire.

      « Pourquoi ? » murmurais-je doucement au ciel.
      « Pourquoi quoi ? »

      Je sentis plus que je ne vis ses sourcils s'arquer sous l'interrogation. Nos tempes se touchaient presque ; laissant quelques unes de mes mèches effleurer son visage pensif. Je n'ai jamais compris comment j'avais pu ne pas le remarquer dans cette voiture de police. Ni comment il avait échappé à mes yeux dans ce commissariat. Sans être exceptionnel, il était vraiment beau. Ce n'était pas seulement son apparence, mais son attitude, ses expressions, ses gestes. Cette impression de naturel qui se dégageait dans tout ce qu'il faisait ou disait. Il était tellement vrai, tellement parfait.

      « Pourquoi t'es là ? »

      Pourquoi tu m'avais suivie ? Pourquoi tu supportais mes colères ? Mes caprices ? Mes folies ? Pourquoi n'avais-tu jamais abandonner ? Tourner le dos ? Pris la fuite ? Pourquoi avoir un jour décidé de suivre une inconnue en pleine nuit ? Je m'étais toujours posée ces questions. Moi qui n'avais rien à offrir, qui vivait au jour le jour, emmurée dans un nuage de solitude que j'avais moi-même créé. Je n'avais rien fait pour chercher sa compagnie. Au contraire, je m'étais montrée insupportable, n'en faisant qu'à ma tête, cherchant à tester ses limites. Mais non. Il n'avait jamais rien dit. Jamais protesté. Jamais insisté quand je ne répondais pas à ses questions. Sans que je ne lui demande rien, il m'avait offert son épaule quand j'en avais besoin ; Et sa main en guise d'amitié.

      « Pourquoi serais-je ailleurs ? »

      Sa voix était ferme et chaude, un chouilla moqueuse. Après tout, c'était un prêté pour un rendu. Pour toute les fois où je l'avais laissée dans le doute. Je tournais légèrement la tête vers lui pour rencontrer ses yeux profonds qui me regardaient fixement. Notre proximité était tel que mon nez frôlait le sien, produisant de légers picotements sur la totalité de mon épiderme. Sa respiration soufflait au même rythme que la mienne, si bien que j'en venais à avoir du à parler sans accentuer notre contact.

      « Tout le monde part un jour. Le ferais-tu si je te le demandais ? »

      Ma question resta en suspend quelques secondes. Je sentais son regard dans le mien qui tentait de déterminer à quoi rimait la question. Je ne sus pas ce qu'il y lisait, mais vraisemblablement pas la réponse qu'il y souhaitait ; Si tenter que je l'avais eu un jour. Je le vis juste soupirer avant de reprendre de cette même voix que j'appréciais tant.

      « Non. Et quand bien même tu serais sincère, ma réponse serait la même. »

      Alors je lui souris. Sans subterfuge, sans fausseté, avec toute la sincérité que j'avais en moi. Puis je me détournais, échappant à sa délicieuse expression pour contempler une nouvelle fois les colonnes de feu qui achevait leur chemin au dessus de la ville. A ce moment précis, je n'ai réalisé les paroles que je prononçais qu'à l'instant même où elles sortirent de ma bouche. En fin de compte, ce fut peut-être ça mon erreur.

      « Tu es mon ange gardien. »


      ***


      Parce que je vivais dans un monde merveilleux et inébranlable.
      Parce que je rêvais de choses que je craignais d'entendre un jour.
      Parce que j'avais peur de mon passé...

      « Je t'aime, Liberty Soffword. »


      A ces mots, j'ai fui. Prise par la peur. Écrasée par le mur de terreur que j'avais tenu jusqu'à maintenant loin de moi. Revivant les affres de ce que ces mots pouvaient causer.
      J'ai couru. Loin. Sans me retourner. Avec lâcheté, comme la petite fille terrifiée qui avait vu tous les êtres qu'elle aimait mourir les uns après les autres. Je me souviens m'être arrêtée car mes genoux finirent par lâcher sous moi. Puis gisant sur le bord d'une route, la peur passa doucement. Laissant la place à tout ce que j'avais retenu toutes ces années. Alors silencieusement, sans bruit ; J'ai pleuré.

      Je ne suis jamais revenue sur mes pas ; Mais je ne l'ai jamais oublié non plus. Au fond, je crois que j'avais seulement trop peur de me laisser de nouveau aller à ces sentiments. Et de finir cette fois par y succomber. Je n'aurais pas su lui faire face non plus. De la même manière dont je me sentais incapable de partager les démons qui me hantaient. Il méritait mieux. Et si un jour je venais à passer de nouveau dans cette ville qui m'avait tant donnée, j'espérais juste pouvoir l'y voir heureux et en possession de ce petit quelque chose qu'il avait toujours recherché. Ou pas du tout.




Dernière édition par Liberty Soffword le Dim 11 Juil - 23:20, édité 10 fois
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MessageSujet: Re: Liberty Soffword ; It's everything.   Dim 27 Juin - 20:26

    Toi, toi, toi Je t'aime déjà
    Merci, merci, merci d'avoir pris le scénario. Ca me fait hypra mega giga plaisir.
    Je te vénère Hum. Soit. Je vais donc te réserver et le personnage et l'avatar!
    J'ai hâte de lire cette fiche. J'suis déjà fan de ce petit bout de rêve.

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MessageSujet: Re: Liberty Soffword ; It's everything.   Dim 27 Juin - 21:30

Je te remercie, mais c'est plutôt moi qui devrait te vénérer
J'ai littéralement adoré ton scenario et la façon dont il était écrit, si bien que je doute fortement de soutenir la comparaison mais bon
Bref je tâche de faire cette fiche dès que j'ai un moment^^, et surtout n'hésite pas à me dire s'il y a des trucs qui colle pas trop à ce que t'envisageais. J'ai pas l'habitude de prendre des prédéfinis normalement, mais la...
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MessageSujet: Re: Liberty Soffword ; It's everything.   Dim 27 Juin - 21:42

    Haaan. Ca me fait hyper plaisir ♥️ J'avais peur d'avoir trop écrit et de justement, limiter un peu les joueurs. Mais te voir là, ça fait du bien à mon petit coeur tout putride J'ai fini la partie de Liberty dans ma fiche, ça peut peut-être t'aider pour cerner la vision qu'à Tobey de Libby. Enfin, c'est tellement beau Et vraiment contente que ce personnage te plaise! ♥️ Prends ton temps, ne t'inquiète pas.

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MessageSujet: Re: Liberty Soffword ; It's everything.   Dim 27 Juin - 23:01

    Tu vois, tu l'as ta Liberty ;)
    Bienvenue jeune demoiselle, tu vois tu es déjà adorée et vénérée
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MessageSujet: Re: Liberty Soffword ; It's everything.   Lun 28 Juin - 11:19

    y'en a une qui est contente
    en tout cas bienvenue sur le forum jolie demoiselle

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MessageSujet: Re: Liberty Soffword ; It's everything.   Lun 28 Juin - 15:45

    et Toby qui avait peur qu'on prenne pas son scénario !
    bienvenue, bienvenue !
    tu as fait un bon choix en prenant Liberty, tu vas être vénérée et aimée
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MessageSujet: Re: Liberty Soffword ; It's everything.   Jeu 1 Juil - 22:34

    Tu sais quoi? Je t'aime. Nan, vraiment.
    Ce que tu as déjà écrit est juste... Parfait
    Ne t'inquiète pas pour le temps. Ecris, simplement écris comme ça vient, quand ça vient

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MessageSujet: Re: Liberty Soffword ; It's everything.   Dim 11 Juil - 20:19

Voilou, j'ai enfin trouvé le temps de finir ^^ et merci pour votre accueuil (ouais 10 ans après la bataille )
A prendre pour ce que ça vaut mais bon
Hésitez pas non plus à me dire s'il y a des soucis
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Tobias James
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MessageSujet: Re: Liberty Soffword ; It's everything.   Dim 11 Juil - 22:40

    Je t'aime. Vraiment. Tu as fait de Liberty, un personnage mieux que je n'avais pu l'imaginer
    C'est tout bonnement superbe. J'ai hâte de rp!
    Tu es donc validée, avec grand plaisir.

___________________
and if you go, i wanna go with you. and if you die, i wanna die with you. take your hand and walk away, the most loneliest day of my life.
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Liberty Soffword

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MessageSujet: Re: Liberty Soffword ; It's everything.   Dim 11 Juil - 23:16

Merci
J'ai hâte de pouvoir me lancer dans les rp aussi, la fin de ma fiche baclé en témoigne un chouilla d'ailleurs
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Jack S. Beckets

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MessageSujet: Re: Liberty Soffword ; It's everything.   Jeu 15 Juil - 13:17

    WELCOME ♥️ Youhouuuu Jack arrive, le meilleur pour la fin XD
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MessageSujet: Re: Liberty Soffword ; It's everything.   

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