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 even if you're alone among all these souls... ♦ pv.

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Eve A. London
    superwoman persévérance et ravissement.

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Messages : 293
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MessageSujet: even if you're alone among all these souls... ♦ pv.   Dim 27 Juin - 16:51


« even if you're alone among all these souls... »




_'_eve __ heather


Elle aimait les bas à résille. Au moins, se disait-elle, ils ne se filaient pas avant même d’être complètement enfilés. Et puis, ils laissaient leurs traces sur la peau lorsqu’on les enlevait. De petites marques brunes, sur le blanc laiteux dont la jeune femme était peinte, losanges qui donnaient l’impression que le collant était toujours là, quelque part. Eve trouvait ça drôle. C’était exactement ce à quoi ses pensées s’abandonnaient lorsqu’elle termina d’accrocher le deuxième de ses bas aux pinces délicates de son porte-jarretelle. Elle avait toujours eu un faible pour la lingerie de ce genre, bien qu’elle n’était pas non plus de ces filles à la limite de la prostitution qui s’offrent au premier homme s’attardant un peu trop dans leurs filets. Après tout, elle était jeune et belle, alors pourquoi ne pas se permettre une touche de féminité ? Elle fit glisser sa jupe le long de ses jambes et l’étrangla autour de sa taille avec une ceinture fine et discrète, parce qu’elle était un peu trop large pour son joli ventre plat et qu’elle avait la capricieuse manie et redescendre sans ça. C’était sa jupe préférée. Noire, courte mais pas assez pour laisser deviner les finitions intimes de sa tenue vestimentaire, Eve la mettait souvent lorsqu’elle allait jouer dans des bars un peu connus, un peu plus fréquentés que les autres. Elle enfila l’un de ces hauts aux bretelles fines qui donnent l’impression d’être des bustiers, lacés devant pour le style, noir lui aussi. Elle s’habillait souvent de cette même couleur, si bien qu’elle s’attirait souvent des réflexions gênantes auxquelles elle répondait toujours de façon ambigüe, façon qui laissait à l’interlocuteur le loisir de s’imaginer ce que bon lui semblait. « Eh, tu portes le deuil, ou quoi ? » Et en réalité, oui. Elle portait le deuil. D’une certaine façon, du moins. Elle portait le deuil de sa défunte jumelle, le deuil d’une famille qu’elle n’avait jamais vraiment eue, le deuil… Le deuil de sa propre vie, aussi. Parce qu’elle aurait dû mourir dans cet accident, mourir renversée par cette voiture qui roulait trop vite, mourir entre les mains des chirurgiens ou bien avant, au lieu de quoi elle s’était miraculeusement réveillée sur un lit d’hôpital. Vivante. Quoi que ce ne fût pas vraiment le bon terme, car vivante, elle ne l’était plus. Plus comme les autres. Elle n’existait plus que pour une raison, pour un dernier vœu à exaucer… Mais tout ça, elle ne le savait pas. Ironie du sort comme cette fameuse question – est-ce que tu portes le deuil – était finalement si juste et si troublante…

Elle s’assit au bord de son lit et glissa la pointe de ses pieds dans ses hauts talons. Eux aussi, elle les chérissait beaucoup et aimait les porter. Quatre-vingt-dix-neuf pour cent des jeunes femmes auraient eu mal aux pieds après avoir marché une journée entière sur des aiguilles d’une bonne douzaine de centimètres, mais pas Eve. Elle adorait se promener haute perchée, même chez elle quand ça lui prenait. Et ça ne lui posait aucun problème : ni d’orteils en flamme, ni de colonne vertébrale à l’agonie, ni de taille démesurée puisqu’elle était plutôt petite, d’origine. Elle rentra son talon dans ses jolies chaussures, aussi sombres que le reste de l’accoutrement, et se leva pour marcher jusqu’au miroir avoisinant. C’était un de ces miroirs de table de maquillage, avec des petites lampes tout autour, qu’on trouve dans les vestiaires d’un cirque, dans les loges d’une boîte de strip-tease ou celles de musiciens, tout simplement. Eve l’aimait bien, sa table de maquillage. Ca donnait à sa petite chambre une ambiance cabaret et chaleureuse qu’elle appréciait beaucoup. Parfois, en s’asseyant devant la glace, elle s’imaginait être une rock star se préparant en coulisses avant l’entrée sur scène. Qui sait, peut-être un jour le deviendrait-elle… ? Peut-être des milliers de gens acclameraient-ils son apparition ou scanderaient-ils son nom ? Ca la faisait sourire, d’un sourire triste et rêveur. D’un sourire désillusionné, parce que ça n’arriverait jamais. Parce qu’elle ne serait jamais cette femme, cet idéal tant adoré… Parce qu’elle serait toujours Eve, la petite chanteuse d’un soir qu’on n’écoute même pas, bien souvent, occupé à manger ou à discuter autour d’un verre. Parce qu’elle serait toujours Eve, la jeune guitariste qui joue dans les rues pour payer son mois ; celle qui chérit chacune de ses affaires avec un soin particulier parce qu’elle n’en a que peu et que même quand on n’a pas ce qu’on aime, on doit bien aimer ce qu’on a.

Elle fouilla dans un tiroir et en déterra une panoplie impressionnante de maquillage : crayon, eye liner, mascara, fard à paupière, rouge à lèvre… Rien ne manquait à l’appel. Alors elle se dessina le contour des yeux au noir, celui des lèvres au rose pâle comme elle en avait l’éternelle habitude. À force de répéter les mêmes gestes chaque jour, on finit par les parfaire, par les réussir à merveille. C’était le cas dans cette situation, où pas un trait n’était de trop ni en accord avec les autres. Au début, ça peut paraître bizarre, tout ce noir autour des yeux sur une peau si claire… Mais ce n’est pas choquant, c’est même exquis, parce que ça fait ressortir le regard. Que ça le rend intense, profond, et plus beau encore.

Eve peigna ensuite ses magnifiques cheveux blonds – un peu plus dorés en dessous – et enfila des bracelets en nombre impressionnant. À la main gauche, pour ne pas gêner son jeu à la guitare. Pas de collier, pour laisser la peau dégagée au dessus de son décolleté généreux. Voilà. Elle était fin prête. Satisfaite, elle sortit de la chambre en prenant bien soin d’éteindre les lumières et se trouva directement dans la dernière pièce de son studio qui, vous l’auriez compris, était plutôt restreint. Il ne comportait que trois salles : la chambre, la douche – parce que salle de bain était un bien grand mot – et le reste : salle à manger, cuisine, living dans la même pièce. C’était petit, mais c’était ouvert et accueillant, lumineux lorsqu’Eve se décidait à tirer les rideaux, elle qui affectionnait tout particulièrement l’ambiance sombre de son petit cocon aux teintures bloquant les rayons du soleil, ou disons simplement la lueur du jour. Des affiches de festivals, de fêtes et de concerts étaient plaquées un peu partout sur les murs, recouvrant le papier peint dont on avait du mal à donner la couleur. Sur la table basse, devant le vieux canapé défoncé dans lequel on ne pouvait s’asseoir sans descendre de quelques centimètres parmi les coussins moelleux, s’étendaient des partitions, des paroles, des brouillons, des dessins… Déposées avec soin sur un stand dans un coin de la pièce trônaient deux guitares : l’une était acoustique et la seconde « électro-acoustique, » comme on dit. Eve avait une petite préférence pour la première, pour le son naturel des cordes réfléchi par la caisse de résonnance et non par un empli, son qu’elle jugeait plein de « couleurs » et de convivialité. Inutile de préciser que dès le premier pas fait dans l’appartement, on savait se trouver dans l’antre d’une musicienne. La partie cuisine était peut-être celle qui occupait le moins d’espace, réduite à un demi-réfrigérateur, un minuscule plan de travail et un four à microonde tout bête.

Eve jeta un œil à la vieille horloge qui pendait au mur, suspendue de travers à un simple crochet qui semblait dangereusement fatigué. Elle n’avait qu’un peu de temps avant son « concert » du soir, ayant dormi toute la journée – pour une fois qu’elle se l’autorisait – à l’image d’une marmotte ou d’un paresseux. Connaissant bien Edimbourg, elle se dit qu’elle n’aurait pas l’occasion de faire quelque chose de très réfléchi avant de jouer et décida donc de se rendre directement au dit bar : « the Abbotsford. » Elle emballa donc sa guitare acoustique, glissa dans l’étui la setlist de sa soirée et sortit de l’appartement. En descendant, après avoir fermé à clé, les escaliers dont la cage sentait le renfermé, Eve nota que le climat de cette toute fin d’après-midi printanière était plutôt bon, pour le pays – de toute façon la jeune femme n’était pas frileuse et vadrouillait souvent bras nus, lorsque les trois quarts des gens s’accoutraient d’un gilet ou d’une veste un peu chaude. Cette impression se confirma lorsqu’elle se trouva dehors, sa peau en grande partie nue confrontée à l’atmosphère et à l’air souvent frais de la capitale. On sentait que l’été pointait doucement le bout de son museau, bien qu’un été écossais n’avait rien de torride comparé aux saisons chaudes de l’Espagne ou des pays du sud de l’Europe. C’était agréable. La belle blonde était contente d’avoir accepté ce contrat dans le pub du jour : en y jouant tous les soirs de la semaine, elle allait sortir souvent et ce n’était pas pour lui déplaire.

Habitant Princes Street, au dessus d’une vieille boutique de fringues n’attirant pas foule – ce qui n’était pas plus mal pour le calme des appartements, – Eve n’allait pas avoir à marcher beaucoup. The Abbotsford était l’un des nombreux bars ayant poussé comme des champignons, en quelques années seulement, dans Rose Street, rue parallèle à l’artère majeure d’Edimbourg où notre jeune musicienne s’était implantée. Elle marcha quelques minutes le long du large trottoir prévu pour accueillir piétons, vélos et touristes, contemplant les jardins s’étendant de l’autre côté de Princes Street ainsi que la vieille ville haut perchée sur sa colline. Elle aimait beaucoup la vue et se surprenait parfois à s’arrêter pour laisser dériver ses pensées hors du temps. Edimbourg avait vraiment un charme tout particulier qui l’avait saisie à la gorge lorsqu’elle était venue arpenter ses rues pour la première fois. La coupure entre Old town et New town renforçait plus encore cette impression qu’Eve avait de flotter hors du temps et de l’histoire, entre l’époque médiévale et la modernité des jours nouveaux. Connaissant les moindres petites ruelles de sa ville, elle s’arracha à cette contemplation dont elle ne se lasserait jamais, pour couper ensuite entre deux immeubles et déboucher dans la rue qu’elle recherchait.


Deux minutes plus tard, elle poussait la porte du bar, s’engouffrant dans la chaleur des quelques clients déjà assis au bar et des fourneaux qu’on vient de mettre en marche. Elle fut accueillie des cris amicaux – peut-être un peu trop – du patron des lieux, répondant par un sourire maladroit à son accolade, à son enthousiasme de barman qui a passé la journée à servir un verre aux habitués, s’en autorisant un de temps en temps. Bien qu’elle le sache sincère et naturel, Eve était mal à l’aise devant ses habitudes de vieil ami, à taper dans le dos et à s’esclaffer au moindre mot un peu drôle, le nez rose indiquant qu’il avait bu un coup de trop. Elle échappa donc à ses démonstrations d’affection, trop chaleureuses pour réchauffer, et s’éclipsa dans la petite loge des artistes prévue à son effet ce soir-là. Elle n’en sortit qu’à l’heure de son « entrée sur scène, » la guitare à la main et les cordes vocales chauffées par cinq minutes d’exercices. Allant s’asseoir sur son tabouret de bar, déposé sur une estrade circulaire au milieu des tables, la blondinette remarqua que l’endroit s’était considérablement rempli de populations diversifiées, notant la présence de vieux habitués aussi bien que de jeunes en bande et que de couples de sortie. Elle savait bien que ce n’était pas le genre d’endroit dont la principale activité était celle d’écouter avec attention l’artiste ou le groupe venu mettre un peu d’ambiance de fond. Non. Le pub possédait cette atmosphère conviviale des gens qui entrent, s’asseyent, bavardent, mangent, boivent, bavardent encore, rient beaucoup, et puis s’en vont. Il ne fallait donc pas s’attendre à être applaudie, ni même à attirer la modeste attention qu’elle méritait pourtant un peu. Ainsi, elle prit son temps après avoir déposé ses fesses sur le bord du tabouret, régla son micro à bonne taille, positionna sa guitare comme elle l’aimait et réalisa un accordage de dernière minute – se mettant à l’aise. Puis, sous le signe de tête du barman occupé à servir une masse imposante de clients, elle s’éclaircit la gorge et fit entendre les premières notes, timides comme toujours, de son premier morceau – Nobody’s Home, – se présentant poliment bien qu’elle sache ne pas être écoutée.

    « Emh – bonsoir ; je suis Angelica, pour the Abbotsford. »
Puis elle baissa tristement les yeux, éplorée de voir que pas une bouche n’avait interrompu son éternel piaillement, frappée soudain par la réalité. Sa réalité. Non, elle n’était pas une rockstar. Elle n’était pas même une chanteuse reconnue et respectée. Elle était simplement Eve, la petite chanteuse d’un soir qu’on n’écoute même pas, et qui pourtant toujours fait entendre sa plus belle voix…

{ voili voiloux. Le bar existe vraiment, comme tu peux en juger par les images. Par contre je le décris comme je l'imagine, ne sachant pas comme il est réellement. Je ne sais même pas s'il propose des concerts de ce genre, mais on va dire que oui :).


Dernière édition par Eve A. London le Dim 27 Juin - 23:28, édité 2 fois
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Heather L. Hayes

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MessageSujet: Re: even if you're alone among all these souls... ♦ pv.   Dim 27 Juin - 19:47

heather ♦ eve


 Lili, take another walk out of your fake world Cette chanson. Elle l’écoute dès qu’elle se sent seule. Cette chanson. Elle lui rappelle tellement de souvenirs, des souvenirs peut être lointains, mais uniques.

La jeune fille n’est toujours pas rentrée, de toute façon, à quoi cela servirait ? A rien, justement. Heather repousse l’idée de rester cloitrée chez elle, à se morfondre dans son lit, attendant le lendemain, puis le surlendemain, attendre que le temps passe, sans rien faire, attendre tout simplement le jour où elle pourra enfin rejoindre la personne la plus chère à ses yeux. Jusque là, personne ne lui trouvait grâce, enfin, pour le moment. Mais Heath’ ne croit pas qu’il arrivera, ce moment, ce moment où elle pourra enfin compter sur quelqu’un. La jeune fille continuait à marcher. Pour aller où ? Elle ne le savait pas, du moment qu’elle était dehors, rien n’avait plus aucune importance.

Ce jour là, Heath’ s’était habillée d’un simple débardeur blanc à bretelles épaisses et au décolleté raisonnable, d’un short en jean retroussé, tenu par une large ceinture en cuire, qui dévoilait de fines jambes légèrement bronzées, dont de grandes bottes foncées en recouvraient une partie. Elle accessoirisait le tout d’une lamelle de cuire marron, ni trop fine, ni trop épaisse, qui lui servait de bracelet, et d’un long collier se terminant par une fine croix argentée.
Ses grands yeux bleus était mis en valeur par un maquillage sombre, et ses lèvres, comme dessinées, étaient recouverte d’un gloss rose, très discret.
On aurait pu penser que cette jeune fille, ayant souffert toutes ses années, aurait pu ne s’habiller que de couleurs sombres, signe du deuil, mais c’en était autrement, Heath’ veut tourner la page malgré tout, et s’efforce de ne plus penser au drame qui s’était passé il y a maintenant neuf ans en se créant un univers simple aux couleurs douces.

Passant de trottoirs en trottoirs, parcourant Princes Street dans tous les sens, Heather commence enfin à ressentir la légère brise du soir, ses bras frissonnaient à chaque courant d’air, la jeune fille a toujours été un peu frileuse, et pour cause, elle qui était si habituée au beau temps de Californie, à sa chaleur presque constante, se retrouve exposée au climat d’Edimbourg, qui s’avère être beaucoup moins chaud. Mais pourquoi a-t-elle déménagé? Comme je l’ai dit plus haut, elle veut tourner la page, tout recommencer, et cela débute d’abord par un changement d’environnement, loin de ses origines. Le charme d’Edimbourg l’avait énormément touchée.

Sentant le froid l’envahir, Heath’ aperçoit en face d’elle, un grand trottoir sur lequel reposait the Abbotsford, tel était le nom du bar qu’elle venait de découvrir, ni une ni deux, la jeune fille se décide a pousser la porte de l‘Abbotsford, une fois entrée, une grande bouffée de chaleur l’envahit, c’est-ce qu’elle voulait, de la chaleur. Elle réussi à se trouver une place, malgré le grand nombre de personne, puis profitait tout bonnement de l’ambiance chaleureuse qui régnait. La jeune fille avait le regard fixé sur quelque chose, une scène. Ce bar était doté d’une scène assez restreinte, dont un micro ainsi qu'un petit tabouret y étaient installés. Ce pourrait-il qu’une personne y chante ce soir ? Heath’ allait très vite le découvrir.

Une fille aux longs cheveux blonds s’avance tout doucement vers cette fameuse scène, elle était vêtue de noir, ce qui mettait en valeur sa peau blanche comme neige, elle tenait entre ses mains une guitare acoustique, c’était elle, c’était la chanteuse qu’Heather attendait.

« Emh - bonsoir ; je suis Angelica pour the Abbotsford. »

Angelica, tel était son prénom, il lui allait si bien. Heather ne comprenait pas, personne, hormis elle, ne semblait écouter la jeune chanteuse. Angelica semblait ne pas y faire attention, telle une habituée. Chantait-elle tous les soirs a l’Abbotsford?
Heath’ n'eut pas le temps d’y réfléchir que la jolie blonde commençait ses premières notes, ses premières paroles. A ce moment là, ce fut le grand choc, Heather était tombée sous le charme de la jolie Angelica, elle était captivée par sa voix, au timbre si profond, qu’il en devenait presque irréel. Elle était si belle sur cette scène, guitare à la main, à chanter avec passion, que l’âme de photographe d’Heath’ prenait le dessus, la jeune fille sort discrètement son appareil photo, qu’elle emmenait toujours avec elle, puis immortalise ce moment si unique, elle la photographiait sous divers angles, cette chanteuse au talent immense, à la voix enivrante trouvait grâce aux yeux de Heather, pour la première fois depuis neuf ans. Elle sentait en cette musicienne quelqu’un de raisonnable, pas comme tous ces autres hypocrites qui remplissaient le bar, et qui n’ avaient que faire d’une fille comme Angelica...



Dernière édition par Heather L. Hayes le Jeu 1 Juil - 19:15, édité 3 fois
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Eve A. London
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MessageSujet: Re: even if you're alone among all these souls... ♦ pv.   Lun 28 Juin - 15:27


« à écouter : cliques ♥ »

Premier couplet. I couldn’t tell you why she felt that way. She felt it everyday. Changement d’accord. And I couldn’t help her, I just watched her make the same mistakes again… Le frottement des cordes. Le son qui résonne tout contre elle. What’s wrong, what’s wrong now ?! Too many, too many problems. La voix qui se fait un peu plus présente, un peu plus confiante et qui occupe peu à peu l’espace restreint du bar trop plein autour d’elle. ‘don’t know where she belongs, where she belongs… La voix qui remplit ses oreilles, les paroles qui la touchent en plein cœur comme si quelqu’un d’autre les avaient écrites, comme si elle était cette « she » seule et désillusionnée… Refrain. She wants to go home, but nobody’s home. That’s where she lies, broken inside. Elle l’était, le sujet de sa chanson. With no place to go, no place to go to dry her eyes… Broken inside. Brisée. Brisée de l’intérieur, rongée par le souvenir chaque fois qu’elle chantait ces mots, submergée par les images d’une adolescence qu’elle aurait préféré enterrer, enfouir tout au fond, pour ne plus jamais les revoir apparaître dans son esprit, jaillir comme l’aurait fait un pantin hors de sa boîte. Deuxième couplet. Open your eyes, and look outside, find the reasons why you’ve been rejected. Changement d’accord. And now you can’t find what you’ve left behind. La fugue, la fuite, le soleil se couchant sur les rues d’Edimbourg, la lumière des étoiles sous laquelle on dort, l’errance au hasard, la vie de fugitive… Be strong, be strong now ; too many, too many problems… Le stop au bord d’une route où pas une voiture ne daigne s’arrêter, la pluie diluvienne qui tombe sans vouloir se calmer et qui trempe les seuls vêtements que l’on a… Don’t know where she belongs, where she belongs… La toilette rapide dans les wc d’un bar, l’argent qui manque, la manche dans la rue, et puis toujours cette route qui s’étend à perte de vue, ce pouce qu’on lève sans plus aucun espoir d’être pris au passage, rescapé par une âme charitable…

Eve entama le chorus pour la deuxième fois, levant les yeux et laissant ses orbes azures voguer au gré des tables débordantes de monde, du bar plein à craquer, des gens qui toujours parlent sans s’arrêter, comme si cela leur était vital. Comme si c’était aussi inconscient, aussi inné que les poumons aspirant l’air tant qu’il y en a encore. À regarder les autres, le monde, la vie autour d’elle, la jeune femme avait l’impression de n’être qu’une fourmi parmi les autres, fondue dans la masse, banale, insignifiante. Elle voyait les lèvres bouger et devinait les sujets de conversations, les derniers potins et rumeurs qui circulaient d’un bout à l’autre de la salle. Elle voyait les femmes s’éventer, les hommes ôter leur veste neuve parce qu’il commençait à régner dans le bar une chaleur humaine étouffante. Elle voyait les dents blanches se découvrir sur des rictus familiers, sincères, forcés, maladroits. Mais elle n’entendait rien d’autre que sa chanson, le son de sa guitare et les accents veloutés de sa voix, faisant involontairement abstraction de tout le reste. Comme dans un film. Les banalités du quotidien avaient-ils un quelconque intérêt pour son esprit rêveur, qui à présent était plus déconnecté encore qu’à l’ordinaire ? Non, aucun. Aucun intérêt. Eve vivait sa musique comme chaque fois, se plongeait dedans, sentait peut-être même les larmes lui monter aux yeux. Elle n’aurait pas dû commencer par celle-là. Même si c’était sa préférée, d’un côté, c’était celle qui lui déchirait le plus le cœur. Parce que chaque fois qu’elle la chantait, elle avait l’impression d’avoir un miroir en face d’elle, de se parler, de raconter, de hurler cette histoire, de la jeter à son propre visage – et cette impression avait du vrai, puisqu’une histoire semblable et des sentiments comme ceux décrits dans la chanson, Eve les connaissait bien. C’était son histoire… Ses sentiments. Her feelings she hides, her dreams she can’t find ; she losing her mind, she’s falling behind ; she can’t find her place, she’s losing her faith ; she’s falling from grace, she’s all over the place… Yea-eah… Sa voix s’était faite plus forte, plus aiguë, plus désespérée aussi. Quelques visages se tournèrent brièvement vers elle, dérangés par le soudain volume qu’avaient prit ses intonations mélancoliques. She’s lost inside, lost inside… She’s lost inside, lost inside… Eve croisa le regard de l’un de ces visages, et celui-ci l’attira parce qu’il ne portait pas la même expression que les autres. Celui-là souriait vaguement, comme abandonné à la mélodie triste de Nobody’s Home, comme émerveillé devant une voix si belle et si touchante, un timbre si profond… C’était celui d’une jeune fille délicate aux traits fins et aux mèches brunes qui lui tombaient dans le cou en boucles sauvages, lui donnant un charme mystique, une aura d’innocence et de pureté impressionnante… Une vague de ravissement souleva le cœur de la jolie chanteuse, comblée de voir qu’au moins l’une de ces âmes lui prêtait un peu d’attention, qu’au moins une autre paire d’oreille dans cette salle bondée faisait également abstraction de toutes ces hypocrisies pour s’abandonner à la magie de la musique… Eve n’accrocha son regard à celui de la fille que quelques secondes, mais ce fut assez pour qu’elle y discerna une pointe de compréhension, d’indignation peut-être, comme si ces beaux yeux s’écriaient : « mais comment peut-on rester indifférent dans un instant pareil ?! »

Comme prévu, lorsque les dernières notes de la chanson s’évaporèrent, noyées dans le flot des discussions passionnées, pas un applaudissement ne les congédièrent. Eve n’y prêta pas attention, préférant se concentrer sur l’unique pensée qu’elle ne jouait, pour une fois, pas que pour elle, que quelqu’un partageait son émotion. Puisque personne ne s’attardait pour lui témoigner un quelconque avis, la jeune femme enchaîna sans transition sur la suite de son répertoire. Elle interpréta plusieurs chansons évoquant l’amour, s’imaginant en jouant qu’elle s’adressait à un homme inventé, à un mirage, à une parfaite utopie du prince charmant qu’elle se créait, différent du stéréotype chevaleresque désiré intimement par toutes ces idiotes bonnes femmes, y compris les mariées qui comparaient le fruit de leur convoitise aux laideurs secrètes de leurs conjoints. Oui, Eve aimait bien s’inventer des images de toutes pièces, des souvenirs qu’elle n’avait pas vécus, qui n’étaient pas les siens et pour lesquels elle arrivait pourtant à éprouver une nostalgie douloureuse. Elle se réinventait dans les bras puissants d’un homme, s’imaginait marchant dans la rue à côté de lui, son bras passé tendrement autour de sa taille. Elle le voyait lui offrir une fleur cueillie sur le chemin et se distinguait très nettement sourire, d’un sourire heureux, sincère et accompli. Alors, comme bien souvent ses paroles étaient tristes, elle s’imaginait finalement une séparation, forcée la plupart du temps, comme si on l’avait séparée de son âme sœur d’une autre vie, mais que celle-ci continuait d’exister, pour elle, loin d’ici et dans un endroit inconnu… Et puis, elle souffrait. De ce manque, de cet Amour perdu, de ce sentiment si fort qui la hantait sans avoir pourtant personne à qui s’offrir… Cela faisait longtemps qu’elle la cherchait, sa moitié, persuadée qu’ils se reconnaîtraient au premier coup d’œil, à l’image d’un coup de foudre vécu et revécu avec le goût d’un passé révolu, d’une chose qui s’est déjà produite. Mais l’histoire s’arrêtait là, inachevée, parce qu’Eve n’avait jamais trouvé l’Amour, et qu’elle était convaincue avoir perdu espoir bien que ses yeux continuaient de chercher désespérément, presque malgré elle… Elle avait tellement besoin de tout cela, oui, tellement… Tellement, que c’en devenait presque une obsession.

En général, lorsque la belle était partie dans ses pensées, il était difficile de la ramener à la réalité, ou alors il fallait vraiment qu’une chose inhabituelle se produise. Ce qui fut le cas. Alors qu’elle chantait sans vraiment même s’en rendre compte, elle distingua de nouveau la fille de tout à l’heure… un appareil photo à la main. Eve en eut presque le souffle coupé et eu du mal à continuer de jouer comme si de rien n’était. Non, ce n’était pas possible… Etait-elle en train de… De la photographier ? La même expression émerveillée demeurait présente sur les traits de la brunette alors qu’elle capturait la scène, l’immortalisant de nombreux clichés, pris avec discrétion sous divers angles. Eh bien, si ; c’était possible, apparemment. Intriguée, attirée par la demoiselle, Eve se promit d’aller la trouver une fois son « concert » achevé, et de discuter un peu avec elle. C’était rare que quelqu’un s’intéresse à elle à ce point, même si parfois quelques tympans curieux s’arrêtaient un instant pour l’écouter, au détour d’une rue…

    « J’espère que vous avez passé une agréable soirée ; c’était Angelica, pour the Abbotsford, comme tous les soirs de cette semaine à venir. »

Après une heure et demi de musique et de chant intense environ, Eve s’était enfin arrêtée pour faire sa déclaration d’une voix fatiguée et finalement peu audible, qui traduisait sa lassitude dans l’annonce de sa semaine au bar. Elle pouvait enfin se taire et faire taire cette voix au fond d’elle qui lui soufflait « tu les déranges, tu les déranges, tais-toi. Tu ne vois pas qu’ils n’ont rien à faire, de toi ? » Alors elle baissa la tête et fit passer la sangle de sa guitare par-dessus sa tête alors qu’elle se levait, ressentant des fourmis en haut des cuisses, à l’endroit où elle était restée appuyée tout ce temps au vieux tabouret de bar inconfortable. Elle écarta le micro et descendit maladroitement de son estrade. La salle s’était vidée progressivement, comme si la voix qui s’était tue avait faire prendre conscience aux gens qu’il se faisait tard et qu’il était temps de rentrer se coucher ou d’aller se retrouver en amoureux, pour mettre fin comme il se devait à cette belle soirée aux senteurs d’été. Quelques exceptions demeuraient cependant, puisque certains habitués semblaient toujours vissés à leur place devant le bar, ou qu’il restait encore des bavards échangeant leur dernière conversation autour d’une tasse de café vide depuis dix bonnes minutes déjà. Notre jolie blonde soupira. Ca, c’était fait. Elle marcha jusqu’à sa petite loge en essayant de se faire discrète malgré le « clic clac » de ses hauts talons, rangea avec soin sa guitare dans l’étui, puis revint lentement dans la salle qui semblait déserte, occupée de si peu de monde après le plein de la soirée. Cherchant des yeux cette fameuse silhouette qu’elle avait prévu d’accoster, Eve finit par l’apercevoir, debout, accoudée nonchalamment au bar. Comment passer à côté ? Maintenant qu’elle pouvait l’observer avec attention et de la tête aux pieds, la jeune femme réalisait à quelle point elle était belle. Jambes fines, peau délicieusement hâlée, hanches creuses, vêtements choisis avec goût : elle était désirable même de dos. Sa puissante masse de cheveux auburn donnait l’impression d’être en bataille, mais rien ne pouvait être plus beau. Les lumières du bar se reflétaient sur ses boucles désordonnées, cascade éblouissante donnant l’illusion d’une aura rayonnante tout autour de la fille. Sa posture, sa silhouette élancée, tout en elle semblait parfait et… intouchable. Oui, c’était le mot qu’Eve cherchait. Cette demoiselle était l’image même d’une beauté mystérieuse que l’on désire posséder mais qui toujours nous fuit entre les doigts au dernier moment ; l’image de la rêverie solitaire, l’image de la pureté, de la chasteté. Elle semblait réservée et imposante à la fois…

Le barman fit un immense signe de main à notre jeune artiste, manquant d’ébrécher un ou deux verres au passage. Familier quelques heures plutôt, il était à présent plutôt pitoyable, s’esclaffant ouvertement d’un rire jaune, ne marchant plus droit, portant les boissons en laissant l’impression affolante qu’il allait tout faire chavirer d’un moment à l’autre. Son nez était rouge et son ton bourru : cette fois, il était vraiment ivre. Eve n’avait pas une envie débordante d’aller à lui, mais la présence de la belle brune la poussa à le faire. Que faisait-elle encore là, seule, dans ce bar, appuyée au comptoir comme les alcooliques incongrus du coin ? La blondinette s’autorisa une pensée hasardeuse à laquelle elle ne croyait pas vraiment, mais qu’elle espérait vraie malgré elle. Se put-il simplement que la fille soit restée pour lui parler ?

    « Un perroquet, s’il vous plaît.
    - Tout d’suite ma belle ! »

Elle remercia le patron d’un sourire forcé qui ressemblait plutôt à une grimace, mais il ne s’en aperçut pas, trop occupé à rire aux blagues d’un client aussi saoul que lui. Elle s’accouda au bar, juste à côté de la mystérieuse demoiselle, et regarda son cocktail venir dangereusement à elle dans les mains grossières et malhabiles du barman qui souriait bêtement, un peu de pitié au fond des yeux. Une fois le verre déposé miraculeusement devant elle, Eve porta la paille à ses lèvres et but une gorgée du liquide vert. Puis, enfin, elle tourna discrètement la tête vers sa voisine et eut alors tout le loisir de détailler son joli visage. Il était dessiné du même trait que le corps de la jeune femme : aucune imperfection ne troublait ce tableau impressionnant de magnificence, composé d’une paire d’yeux bleus océans dans lequel on aurait pu se perdre, d’un nez droit, fin, légèrement relevé au bout – ce qui était adorable – et d’une bouche en cœur aux lèvres pleines qui devaient être délectables à embrasser. Ses longs cheveux encadraient son visage, retombant de chaque côté de ses joues pour finir leur course au commencement d’une poitrine généreuse dont le décolleté laissait deviner la forme. Eve ne s’était pas trompée. Cette fille était… magnifique. C’était presque étonnant, presque incroyable de la voir ici, seule – peut-être son côté « intouchable » avait-il empêché de potentiels prétendants de la draguer. En fait, elle n’avait pas non plus l’air d’être une dame facile, docile, charmée par le premier compliment qu’elle entend. Non, dans ses yeux brillaient l’intelligence et l’estime en même temps qu’une mélancolie insaisissable, qu’on devinait sans pourtant en être tout à fait sûr.

La pauvre devait se demander ce que lui voulait cette inconnue qui la scrutait impoliment depuis déjà une petite minute… Eve se décida alors à entamer la conversation, de sa voix chaleureuse et proche qui avait le don de mettre tout de suite à l’aise.

    « Bonsoir. J’ai vu que vous aviez pris des photos… Est-ce que ça vous a plu ? »

Et puis elle sourit et, tout en regardant son interlocutrice, elle approcha son verre et aspira une nouvelle gorgée de cocktail à travers le conduit de plastique. Comment pouvait bien s’appeler une beauté si parfaite ? Eve avait hâte de le savoir et espérait d’avance faire, cet instant, une connaissance précieuse.

{ pas relue, désolée pour les fautes d'inattention :). Je relis jamais tout de suite, je préfère attendre un jour '-'
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Heather L. Hayes

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MessageSujet: Re: even if you're alone among all these souls... ♦ pv.   Jeu 8 Juil - 19:02

Heather continuait à prendre des photos, cette chanteuse avait quelque chose d’ exceptionnelle.
Il n’y avait pas que sa voix que la jeune fille appréciait, mais les émotions qu‘elle dégageait, et cette passion qui l’envahissait jusqu’à la faire frissonner.
Cette chanson n’était pas composée que de simples belles paroles , mais de quelque chose de beaucoup plus fort, comme des souvenirs brisant un cœur trop fragile, comme si ces paroles avaient besoin de sortir tellement elles étaient lourdes à porter. Heather voulait retranscrire tous ces sentiments dans ses photos.
Mais qu’allait-elle faire de ces clichés ? Elle n’en savait rien. Sûrement les revoir après ce concert qui sera peut être le dernier, revoir cette fille qu’elle ne reverra peut être plus jamais, qui aura été cette chanteuse d’un soir qu’on croise puis qu’on oublie. Mais Heath’ ne croyait pas au fait qu’elle pouvait oublier cette fille, oublier cette voix, cette chanson. Cela lui était impossible.

She wants to go home, but nobody’s home. Cette phrase. Heather la répétait inlassablement dans sa tête. Elle était si vrai. La jeune fille repensait à tous ces moments où tard le soir, elle rentrait chez elle avec ce sentiment de vide, comme si quelqu’un manquait, bien qu’elle vivait seule.
Cette fille, avait-elle aussi ce sentiment de solitude ? Cette impression de n’ être aimée de personne, d’être rejetée, ou bien, dans son cas, de ne pas être écoutée ?

Broken inside…
Heather sentait en cette parole une fille triste, brisée en elle, peut être dû à de malheureux souvenirs. Cette chanteuse, avait-elle vécut des moments déchirant une âme trop faible, ou peut être même, déchue, en cet instant ? Elle n’en savait rien, et voulait percer ce mystère qui régnait autour de cette fille à l’aura mélancolique.

Heather la regardait profondément, s’imprégnait de chaque paroles, elle écoutait cette voix avec passion. Mais quelque chose se passa, Heath’ voyait quelques choses briller aux coins des yeux azurs de la chanteuse, puis comprit que des larmes glissaient lentement sur ses joues, sa voix devenait plus forte et plus aigüe… plus triste ! Le cœur de la jolie brune se serra, Heather n’avait jamais vu quelqu’un d’aussi brisé intérieurement. Elle ne pouvait rien faire face à cette scène, elle esquiva un de ses sourire que se voulait rassurant, comme pour dire « Ne t’inquiètes pas, je suis là, je t’écoute. » et regarda la fille avec beaucoup de passion, Heather admirait cette fille qui restait indifférente face à tant de personne ne se préoccupant que d’eux, qui parlaient sans cesse, et qui n’avaient même pas la politesse d’écouter, ne serait-ce qu’une seconde, cette chanteuse à la voix envoutante.

Aux dernières notes de la chanson, pas un claquement de mains ne se fit entendre, Heather était anéantie par tant d’impolitesse, tant de cruauté.
La jeune musicienne enchainait tour à tour ses chansons, cette fois-ci sur le thème de l’Amour. Serait-ce son rêve, à elle ? De trouver l’Amour ? D’espérer trouver sur cette Terre un homme honnête ?
Heather regardait attentivement le visage de la jeune fille, elle était plongée dans ses pensées, rêvait-elle peut être de cet Amour, si rare, si précieux ?

Heath’ ressortait son appareil photo, la jolie blonde arborait un tout autre air, un air rêveur, pensant peut être à l’Amour parfait, à l’homme qui pourrait changer sa vie. Elle la photographiait différemment, tout d’abord, elle éclaircie plus l’image, dans le but que la photo soit plus lumineuse, plus joyeuse sûrement, puis commença à enchainer les clichés. Heather souriait en même tant, cela la rendait heureuse de voir cette jeune fille, rien que de la voir, rien que d’entendre sa voix douce, elle était émerveillée.
Soudain, la chanson se termina

« J’espère que vous avez passé une agréable soirée ; c’était Angelica, pour the Abbotsford, comme tous les soirs de cette semaine à venir. »

Elle avait dit cela d’une voix presque inaudible, sûrement dû à la fatigue, et Heather comprenait bien qu’après avoir chanter aussi longtemps on puisse être fatigué. Elle vit la jeune fille baisser la tête, tant personne ne l’écoutait, Heath’ était triste pour elle. Elle voyait la salle se vider peu à peu, pas un applaudissement ne s’était fait entendre. Heather voulait à tout prix parler à cette fille, lui exprimer toute son admiration ! Elle décida d’attendre la jeune chanteuse au bar.

Heather entendait le son de ses talons s’approcher. Le barman lui fit un signe de main, ce gros bonhomme totalement ivre commençait à répugner la brunette, qui attendait avec impatience la jeune fille.

« Un perroquet, s’il vous plaît.
- Tout d’suite ma belle ! »

Dès que le jolie blonde fut prêt d’elle, Heather paniquait intérieurement, ne savant pas comment s’y prendre avec la jeune fille. Elle sentait ses orbes azurs se poser sur elle, l’avait-elle vu la prendre en photo ? Heather se sentait gênée, gênée de l’avoir photographié sans autorisation. Une minute passa, Heather se grondait intérieurement, mais elle vit les lèvres parfaite de cette jolie blonde remuer.

« Bonsoir. J’ai vu que vous aviez pris des photos… Est-ce que ça vous a plu ? »

Elle avait dit cela d’un ton chaleureux, et accompagnait tout ça d’un petit sourire. Heather se sentait soulagée.

« B-Bonsoir. Oui, votre concert m’a beaucoup plu, j’espère ne pas avoir été trop impolie en vous prenant en photo sans permission, mais vous êtes une chanteuse remarquable. Votre voix est si belle, et elle dégage des émotions tellement fortes. Je fais des études de photographie, et j’avais envie de capturer cette passion qui envahissait la salle. Oh ! Désolé ! Je m’emporte, mais je n’ai jamais admirer autant une personne. Je m’appelle Heather, et vous ? Angelica ? »

La jolie brune avait fait des efforts remarquable pour oser lui avouer toute son admiration, et elle redoutait la réaction de cette pauvre fille qui ne doit sûrement pas comprendre pourquoi elle lui disait tout cela.
S’était-elle un peu trop emportée ?


{ voili voilou, j'espère que c'est bien T_T désolée d'avance pour les éventuelles fautes }
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Eve A. London
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MessageSujet: Re: even if you're alone among all these souls... ♦ pv.   Ven 9 Juil - 16:08

Eve put lire sans aucun mal cette lueur d’hésitation au fond des jolis yeux qui la regardaient timidement. Etait-elle si angoissante ? D’habitude, elle n’aimait pas trop ça. Ce sentiment. Mais pour une fois, la belle trouva cette gêne tout simplement adorable, craquante. Touchante. Elle avait l’impression d’être la huitième merveille du monde, et ça avait un côté flatteur très agréable. Lorsque son interlocutrice parla, Eve perçut instinctivement les efforts considérables qu’elle faisait pour s’exprimer spontanément. Sans doute n’avait-elle pas l’habitude de dire autant ce qu’elle pensait ? Peut-être vivait-elle dans la solitude et en avait donc perdu cette habitude ? Elle devait être plutôt renfermée ; de ce genre de demoiselle, fragile de l’intérieur, qui ne laisse rien paraître des démons intimes qui la rongent, qui ne dévoile pas ses états d’âme secrets, jugeant peut-être ses sentiments comme insignifiants ou accablants pour quiconque les entendrait prononcer. La jeune chanteuse venait de penser toutes ces choses à la fois, entre deux gorgées de perroquet, et elle s’esclaffa intérieurement, souriant pour elle-même de ses raisonnements. Elle aurait très bien pu faire carrière dans le profilage, et d’ailleurs elle n’en aurait pas été pas là aujourd’hui si c’avait été le cas. Il fallait aussi savoir qu’Eve ne jugeait pas les gens, s’étant fait trop juger par le passé et en ayant souffert de son propre chef. Mais elle aimait bien se faire une image des gens qu’elle rencontrait, que ce soit un bel homme au détour d’une rue qu’elle ne reverrait probablement jamais, ou une demoiselle comme la brunette – potentielle amie ? Ce concept lui permettait de découvrir les autres avec plus de plaisir encore, s’amusant, par une rêverie lui étant propre, à se blâmer en discernant, au fil des jours et des discussions, à quel point elle s’était trompée sur tel ou tel point. Pour en revenir à sa voisine de bar, Eve eut également l’impression que son attitude, que son sourire rassurèrent la jeune femme, l’encouragèrent à sortir de son cœur tous ses ressentis et émotions les plus sincères – à l’instar de son avis libre et dégagé de toute censure en ce qui concernait le « concert » que la blonde venait de terminer. Peut-être la belle brune avait-elle besoin de se sentir en confiance ? Si c’était le cas, sa fragilité intérieure devenait presque une certitude, et il était même possible qu’elle eut vécu des choses difficiles l’ayant poussée à se recroqueviller à moitié sur elle-même, à ne s’épanouir, à ne fleurir qu’en étant certaine que tous ses pétales délicats resteraient intacts. Que personne ne les piétinerait, en quelque sorte.

    « B-Bonsoir. Oui, votre concert m’a beaucoup plu, j’espère ne pas avoir été trop impolie en vous prenant en photo sans permission, mais vous êtes une chanteuse remarquable. Votre voix est si belle, et elle dégage des émotions tellement fortes. Je fais des études de photographie, et j’avais envie de capturer cette passion qui envahissait la salle. Oh ! Désolée ! Je m’emporte, mais je n’ai jamais admiré autant une personne. Je m’appelle Heather, et vous ? Angelica ? »

Plusieurs émotions se mélangèrent. Il eut d’abord un transport de joie intense, accompagné d’un soulèvement du cœur devant des paroles si gentilles, si intéressées. Eve se sentait la plus heureuse des jeunes femmes à l’écoute de tant de compliments, et tout à coup elle se fichait bien d’avoir été ignorée de tous les autres clients. L’admiration de la jolie brune lui suffisait, la comblait puissance dix mille. Il y eut ensuite de la reconnaissance, inévitablement, conclusion invariable de cette allégresse débordante. De la… compassion ? Non, ce n’était pas le bon mot. Disons plutôt, de l’attendrissement, de la compréhension, de la tolérance. Bien sûr que non, Heather – puisque c’était son superbe prénom – n’avait pas été impolie de prendre des photos ; bien sûr que non, Heather n’avait pas à s’excuser. C’était merveilleux, magique ; la première fois que quelqu’un s’intéressait autant à Eve. Cependant, celle-ci comprenait le trouble de son interlocutrice, et une lueur réconfortante perça alors à travers ses yeux. Le dernier sentiment ? Eh bien, en s’entendant appeler Angelica, la blonde ne put s’empêcher de sourire, amusée. Elle avait oublié ce petit détail… Certes, Angelica était son premier prénom, mais ce n’était pas celui qu’il fallait employer au quotidien. Non, Angelica c’était… son nom de scène, simplement le nom duquel elle signait ses chansons, le nom qu’elle présentait au début de chaque concert, et puis qu’elle répétait après avoir fini de jouer bien souvent. Ayant choisi de s’appeler Eve, elle voulait quand même que son premier prénom – qu’elle chérissait beaucoup – fasse partie d’elle-même, une partie importante. Et puis, dans ce cadre, ça sonnait mieux que Eve, parce que Eve, c’était plus court, plus courant aussi.

    « Oh, non. Angelica, c’est mon nom de scène. Je m’appelle Eve. Ravie de faire votre connaissance, et surtout ne vous inquiétez pas pour les photos. Ca me touche énormément, tout ce que vous dites, et ça me touche aussi que vous ayez aimé au point d’immortaliser cet instant qui, pour moi, est si habituel, si banal… Ca me fait plaisir, et je dois vous confier que c’est la première fois qu’on s’intéresse à moi de façon si spontanée. Ca fait chaud au cœur, et puis… J’avoue que ce n’est pas désagréable, d’être l’objet d’un objectif habile. Au contraire, c’est très plaisant : je crois que j’aime ça ! »

Elle rit de sa bêtise, même si c’était vrai. Elle ne s’était jamais trouvée vilaine, et, comme tout artiste qui se respecte, possédait un côté narcissique – mais loin d’être prétentieux, surtout. Eve aimait poser, aimait se faire belle, aimait se maquiller, aimait revêtir des sous-vêtements coquins, aimait sourire, aimait séduire... Et puis, sans arrogance aucune, elle était plutôt douée pour ça. Une idée lui traversa la tête, et se retrouva sur sa langue avant même d’avoir été réfléchie sérieusement…

    « Faire des études en photographie doit être très intéressant, même si je vous imagine tout aussi bien à la place du mannequin. Et d’ailleurs, si vous avez un jour besoin d’un modèle, vous pouvez toujours compter sur moi ! »

Même si c’avait été lancé comme ça, sur le ton de la plaisanterie, Eve avait l’étrange impression que ses mots n’étaient pas tombés dans n’importe quelle oreille… Et que ce projet risquait fort bien de se réaliser. D’un autre côté, la belle blonde ne se doutait pas d’avoir mis le doigt au hasard sur la passion de Heather – le mannequinat. Comme quoi… Eve se trouva néanmoins un peu gênée de ses paroles. Elle ne voulait surtout pas que la jeune photographe les prenne au pied de la lettre et se sente ainsi obligée de répondre à ces avances lancées en l’air, évasivement, aussi brut qu’elles avaient germé dans l’esprit fou de la jolie rêveuse. Mais, si ça se trouve, ce premier pas en avant pouvait être synonyme d’un début d’amitié ? Eve se rendit compte qu’en fait, c’était ça, le plus important, dans sa proposition. Elle avait envie de mieux connaître Heather, de se rapprocher d’elle, de savoir quelles intuitions avaient été justes… De l’aider, peut-être ? Oui, parce qu’elle avait comme l’impression que cette fragilité interne, ces cicatrices qu’on tait bien qu’elles fassent toujours mal… La brunette les partageait. Sans doute les deux demoiselles avaient-elles plus de points communs qu’on ne pourrait le croire au premier abord ? Ce qui expliquerait pourquoi elles se seraient trouvées unies par la musique, les émotions véhiculées par celle-ci…

{ ton post est parfait, ne t'inquiètes pas; même pas un problème de concordance des temps, comme je te l'ai déjà précisé ♥. Par contre, le mashin que je viens de pondre là... j'suis pas satisfaite. Puis c'plus court, mais c'est normal, maintenant qu'on se partage l'action :)
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MessageSujet: Re: even if you're alone among all these souls... ♦ pv.   Dim 11 Juil - 13:45

Heather scrutait le visage de son interlocutrice, essayant de décrypter les expressions qu’elle dégageait. La jeune fille était gênée de lui avoir dit cela d’un seul coup, en avait-elle trop fait ? Elle avait fait beaucoup d’effort, et Angelica semblait l’avoir vu. Heather se demandait à quoi la blondinette pouvait penser en cet instant là. La jeune fille se demandait si elle avait laissé sortir trop d’émotions en avouant son admiration, elle ne voulait pas que la chanteuse se fasse des idées, comme par exemple qu’elle croit qu’Heather était trop sensible ou bien trop émotive. Car la brunette cache en elle un passé douloureux, et c’est difficile de cacher toute cette souffrance. Elle avait réussi à enterrer ses émotions, à garder ce visage impassible, ces yeux neutres, mais face à Angelica, cela lui était dur, très dur. Mais Heather pouvait lire sur son visage une once de compassion, elle se répétait sans cesse la même question, cette chanteuse, avait-elle eu aussi un passé déchirant ? Angelica semblait comprendre ses émotions, comprendre les sentiments qu’Heather laissait apparaitre.
Les yeux azurs de la brunette s’arrêtèrent sur les orbes de la jolie blonde, elle ne savait pas pourquoi, mais la jeune fille se sentait comme plus soulagée, une lueur réconfortante demeurait dans les yeux de sa voisine. Elle était sous le charme, Angelica était si belle. Heather se sentait bien avec elle, sa présence lui était agréable, chaleureuse, tout en elle se voulait rassurant. La jeune fille s’arrêta sur ses lèvres, colorée d’une légère touche de rose. Elles s’étirèrent et laissèrent apparaitre un sourire. Craquant. Puis, ses lèvres remuèrent.


«  Oh, non. Angelica, c’est mon nom de scène. Je m’appelle Eve. Ravie de faire votre connaissance, et surtout ne vous inquiétez pas pour les photos. Ca me touche énormément, tout ce que vous dites, et ça me touche aussi que vous ayez aimé au point d’immortaliser cet instant qui, pour moi, est si habituel, si banal. Ca me fait plaisir, et je dois vous confier que c’est la première fois qu’on s’intéresse à moi de façon si spontanée. Ca fait chaud au coeur, et puis… J’avoue que ce n’est pas désagréable, d’être l’objet d’un objectif habile. Au contraire, c’est très plaisant : je crois que j’aime ça ! »

Heather n’en croyait pas ses oreilles, elle ne lui en voulait pas le moins du monde. La jeune fille fût surprise d’entendre que son vrai nom était Eve, cela sonnait parfaitement, comme Angelica. Eve ou Angelica, cela lui importait, pour elle c’était la même chose, car Eve, c’est-ce personnage que tout le monde connait. Eve, c’est cette personne demeurant dans le Jardin D’Eden, Eve c’est tout simplement divin. Heather se reconnut à la dernière phrase de la jeune fille, elle aussi aimait être photographié, d’où son autre « profession », elle appellait cela plutôt un loisir. Heather avait hâte de découvrir d’autres points communs qu’elle avait avec Eve.

«  Faire des études en photographie doit être très intéressant, même si je vous imagine tout aussi bien à la place du mannequin. Et d’ailleurs, si vous avez un jour besoin d’un modèle, vous pouvez toujours compter sur moi ! »

A ces mots, la brunette se sentit voler, ne serait-ce que d’entendre que cette fille la voyait bien à la place du mannequin, son cœur chavira. Cela fait neuf ans qu’elle n’avait pas eu tant d’émotions, d’émotions positives cette fois !
Sa dernière phrase, Eve l’avait dit sur le ton de la plaisanterie, mais Heather la voyait bien poser pour elle, cela pourrait renforcer ce lien que vient tout juste de naître, de faire plus ample connaissance. La jolie brune voyait un peu gêne s’inscrire sur le visage de Eve.

« Vous me faîtes chaud au cœur ! Je ne sais plus quoi dire… Je suis heureuse que vous ne m’en veuillez pas pour les photos, je ne sais pas ce qui m’a pris… Ce n’est pas dans mon genre d’avouer tous mes sentiments envers une personne, mais vous, j’ai l’impression que c’est différent.
Eve, j’ai vu que l’on avait assez de points communs, comme la musique, vos chansons sont tout simplement sublimes, le mannequina, j’ai pu entendre que vous aimez ça, d’être photographiée, pareil, c’est une de mes grandes passions, tout comme la photographie, et je me ferai une joie de vous prendre en photo à nouveau, car vous avez un énorme potentiel. Je ne sais pas si vous partagez le même avis que moi mais… J’ai envie de plus vous connaitre. 
»

Ca y est, elle l’avait fait… Heather lui avait tout dévoilé, la jeune fille se sentait allégée d’un poids. Elle commençait à avoir plus confiance en elle, et n’hésitait plus à lui avouer ses projets, car Heather sentait qu’une grande amitié était en train de naître…

{ tout d’abord, ton post est super, et je t’interdis d’en douter èoé ; par contre, le mien là, je suis pas sûre, j’ai l’impression de ne pas avoir « compris » quelque chose, mais je ne sais pas quoi… et puis mon truc il est riquiqui ! bref, on verra bien <3
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MessageSujet: Re: even if you're alone among all these souls... ♦ pv.   Ven 30 Juil - 17:58

Heather semblait heureuse d’entendre de tels mots. Son visage, ses yeux surtout, s’en trouvaient illuminés. Eve sentait un picotement lui électriser le cœur. Transportée de joie à la vue d’un bonheur si simple, elle l’était, mais sans trop savoir pourquoi. En fait, ça lui faisait plaisir que sa musique puisse donner le sourire à quelqu’un, et le fait que ses pensées le puissent aussi la comblait tout autant. Parce qu’en réalité, la jeune femme avait l’impression, l’intuition – féminine ou quoi que ce soit d’autre, – que c’était rare chez Heather, une telle émotion. Positive, je veux dire. Pourquoi ? Sans doute inconsciemment à cause de ces yeux, de ces orbes entraperçues alors qu’Eve jouait, de cette lueur que celle-ci avait saisi chez la brune entre deux accords… Certes, la dominante était à l’admiration, mais derrière cette admiration se cachait autre chose. La mélancolie. La tristesse. La déchéance d’années entières passées enfermée en soi-même, à l’intérieur d’une prison dorée que l’on ose pas briser et que personne ne remarque, au fond d’une boîte contre les parois de laquelle rebondissent des souvenirs douloureux qui aimeraient se faire oublier mais qui continuent de résonner, toujours et encore. Inlassablement. Oui, c’était cette image que laissaient apparaître les beaux yeux de la belle Heather – enfin, sauf en cet instant. C’était d’ailleurs étrange. Cette femme était au summum de la magnificence, du charme, du ravissement, de la gentillesse, de la pureté ; elle avait tout pour elle, en soi. Alors comment expliquer ce sentiment de grisaille, de chagrin, dans son regard ? Avait-elle vécu des évènements difficiles dans sa vie ? Des tragédies qui l’avaient changée, poussée à se renfermer sur elle-même, repliant ses pétales à l’image d’une fleur l’hiver venu ? Et qui plus jamais n’aurait revu le soleil à travers le givre ayant cristallisé son âme dans le silence et la solitude ?

    « Vous me faîtes chaud au cœur ! Je ne sais plus quoi dire… Je suis heureuse que vous ne m’en vouliez pas pour les photos, je ne sais pas ce qui m’a pris… Ce n’est pas dans mon genre d’avouer tous mes sentiments envers une personne, mais vous, j’ai l’impression que c’est différent.
    Eve, j’ai vu que l’on avait assez de points communs, comme la musique, vos chansons sont tout simplement sublimes, le mannequina, j’ai pu entendre que vous aimez ça, d’être photographiée, pareil, c’est une de mes grandes passions, tout comme la photographie, et je me ferai une joie de vous prendre en photo à nouveau, car vous avez un énorme potentiel. Je ne sais pas si vous partagez le même avis que moi mais… J’ai envie de plus vous connaitre.
    »

Waoh. Ca, c’était quelque chose. Une euphorie sans nom s’était emparée des traits d’Eve, un sourire découvrant l’intégralité de ses dents blanches fendant ses traits, s’étirant d’une oreille à l’autre. Tant de compliments… C’était intolérable, inhabituel, touchant et bien d’autres choses encore à la fois. Heather semblait s’être complètement lâchée, laissée aller, comme si elle n’avait pas l’habitude de dire ce qu’elle pensait, et c’était d’ailleurs ce qu’elle avait précisé, mais aussi comme si cela lui avait du bien, et qu’elle avait été, avec la blondinette, suffisamment en confiance pour le faire. Eve se sentait honorée, et les derniers mots qu’il lui fallait entendre pour que ses pieds quittent le sol venaient d’être formulés à haute voix. Elle ne savait plus où se mettre ni comment empêcher ses joues de rougir ; gênée comme elle ne l’avait jamais été, elle se sentait stupide et s’imaginait d’ici vue des yeux de Heather, avec ce sourire béat collé sur la face et dont elle ne pouvait plus se départir, sourire qui tentait encore de s’élargit, tant et si bien qu’elle en avait mal aux joues. Il était vrai aussi que les deux jeunes femmes avaient des points communs, et peut-être même leur passé douloureux les rapprocherait-elles ? Eve baissa la tête. Il lui fallait un moment pour reprendre ses esprits, et afin de se redonner consistance, elle porta la paille à ses lèvres et but une longue gorgée de son perroquet, vidant entièrement le verre dans le bruit typique d’une succion dans le vide tout en essayant de ne pas s’étouffer avec la liqueur alcoolisée. Une fois que ce fut chose faite, elle réfléchit brièvement à sa réponse et décida de se lancer : après tout, Heather l’avait fait, alors elle aussi le devait.

    « C’est vous qui me comblez de joie ! Je ne crois pas avoir déjà senti mon égo flatté au point d’être à la limite de l’explosion ! Non, sérieusement, vous êtes quelqu’un d’adorable et je crois que votre flèche n’a pas seulement atteint mon cœur mais l’a aussi transpercé. Je ne suis pas habituée à tant de gentillesse… Je plaisantais, pour les photos, vous savez, mais ça me ferait plaisir d’essayer et de vous voir encore sourire comme vous le faites à présent. Ca ne m’étonne pas que vous soyez mannequin. »

Elle marqua une pause en espérant ne pas en avoir trop fait… Bah, après tout, jouer la carte de la sincérité ne pouvait que rafler tous les gains. Eve espérait simplement que son interlocutrice ne la prendrait pas pour une folle, car elle avait une façon de s’exprimer un peu… particulière. On sentait bien sa passion pour l’écriture et la langue, parce que ses phrases étaient un peu plus évoluées que « ouais, t’as vu, c’est clair. » Et on sentait aussi son petit côté déjanté, excentrique, son grain de folie, car sa voix prenait des accents malicieux, taquins mais pourtant pas moins gentils et chaleureux. Elle avait le don de charrier même les personnages les plus susceptibles sans paraître méchante du tout – bien au contraire. En parlant, Eve s’était aussi imaginé rêveusement les séances photos promises dès à présent, et promis intérieurement que si Heather la capturait dans le diaphragme de son appareil, elle, elle écrirait une chanson lui étant dédiée, se mettant au défi de retransmettre la si merveilleuse personnalité de la brunette dans une mélodie aussi douce et aussi innocente qu’elle.

    « Et puis, si, bien sûr, je partage la même envie que vous… Et si on commençait par se tutoyer ? »



{ moi aussi c'est riquiqui, t'inquiètes pas xD

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