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 there's a footprint I left a life ago. [s.]

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Davis Palladino

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Date d'inscription : 18/07/2010
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citations : la belle était la bête.

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MessageSujet: there's a footprint I left a life ago. [s.]   Dim 1 Aoû - 19:00

Il était tard. Davis était suffisamment lucide pour se rendre compte qu’il était ivre. Sans doute devrait-il prendre un taxi pour rentrer chez lui. Il n’était pas en état de conduire. Ou alors il pourrait rentrer chez lui à pied. Certes, il habitait loin. Et les rues étaient tout sauf sûr, surtout en cette période avec la Tueuse qui rôdait dans les parages. Et les voyous qui sévissaient dans ce quartier particulier de la ville rajoutaient à l’insécurité ambiante. Seulement Davis ne craignait plus rien, pas même la mort. Comment aurait-il pu traverser une épreuve comme celle qu’il avait vécue et en ressortir comme si rien ne s’était passé ? Comment pouvait-on vaincre une telle nuit de terreur et craindre par la suite quoi que ce soit ? Il avait traversé l’épreuve la plus effroyable que tout être vivant aurait pu vivre et s’en était sorti vivant. Il était devenu plus fort. Il avait profondément. Preuve en était du peu d’égard qu’il avait adressé à toutes les ravissantes jeunes femmes qui n’avaient eu de cesse de lui lancer des œillades appuyées. Le seul objet de ses désirs qui méritait toute son attention était son verre et la bouteille de vodka du barman.

Il prit une profonde inspiration et fit signe au barman qu’il partait et déposait l’argent dû pour les verres. Il attrapa sa veste et commença à s’éloigner avant de se raviser et de se saisir de son téléphone portable laissé sur le bois abîmé du bar. Le vent lui offrit une bourrasque glaciale tandis qu’il sortait de l’établissement. Les rues étaient plutôt désertes et mis à part quelques noctambules qui allaient et venaient, s’échangeant des propos joyeux, il n’y avait pas foule. Davis mit sa veste afin de couper court aux frissons avant de remarquer qu’un message vocal était sur son téléphone portable. Le nom qui s’affichait l’intriguait au plus haut point. Susannah. Cela faisait tellement d’année. Il s’interrogeait sur la raison de son appel. Il jeta un coup d’œil alentours et se rapprocha de la route. Malheureusement, sa démarche malhabile et ses manières peu assurées en raison de l’alcool qui continuait de parcourir ses veines firent tomber l’objet sur l’asphalte mouillée de la route.

Il poussa un profond soupir et secoua la tête avant de se rapprocher et de se baisser pour le rattraper. Pile au moment où il se redressait, il entendit un bruit sourd et grave qui le sortir très légèrement du coton dans lequel l’ivresse l’avait installé. Il se retourna lentement pour ne voir que la lumière aveuglante, blanche et puissante des phares d’un camion poids lourd arriver droit sur lui.
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Spencer Wellington

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citations : L'amour est une catastrophe magnifique : savoir que l'on fonce droit dans le mur, et accélérer quand même.

no way to be
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MessageSujet: Re: there's a footprint I left a life ago. [s.]   Mar 3 Aoû - 21:44

Il était tard, et Spencer terminait juste sa journée de travail. Heureusement pour elle, elle était une réelle working girl, qui ne lésinait pas sur les heures le temps que cela payait. Certes, c'était parce que son job de publiciste lui plaisait réellement et lui donnait envie de se surpasser. Du moins, c'est ce qu'elle croyait. Mais inconsciemment, Spencer ne se pardonnait pas d'avoir voulu en finir avec la vie et préférait maintenant vivre à mille à l'heure plutôt que de gâcher une journée. Après tout, n'avait-elle pas eu une seconde chance ? Elle ne comptait pas la gâcher. La jeune femme ne comprenait toujours pas comment elle avait pu sortir du coma dans lequel elle s'était bêtement plongée trois mois durant. La seule chose dont elle se souvenait, c'était qu'elle avait réellement voulu en finir. Jamais elle n'avait été aussi déterminée de toute sa courte vie. Callie était inconstante, volubile, versatile. Insouciante, même. Mais ce jour là, elle n'avait pas failli. Pas un seul instant, elle avait réfléchi, ou avait pesé le pour et le contre : périr semblait la solution la moins douloureuse tant son coeur la faisait souffrir le martyr. L'absence de Louis et sa trahison avait été comme un acide la rongeant de l'intérieur et Callie avait eu l'impression que ce feu en elle ne s'arrêterait pas avant de l'avoir entièrement consumée. Elle sentait même son esprit s'étioler tandis que ses larmes coulaient sans s'arrêter. Ce qui lui sembla une seconde plus tard, elle était allongée dans un lit d'hopîtal, et trois mois avaient passés. Trois foutus mois envolés à jamais. Plus jamais ça. P-lu-s j-a-m-a-i-s. Callie n'avait jamais su qu'elle possédait cette force en elle, capable d'accomplir une telle prouesse. Après tout, elle avait toujours été faible : une petite fille de riches désarticulée qui se mouvait comme on l'entendait, qui se donnait sans sentiments, et agissait comme tel parce que c'était ce que les gens attendaient d'elle. Spencer n'était plus comme ça. Depuis qu'elle avait pris conscience de cette volonté, de cette force en elle, elle s'en servait. Tinsley l'avait énormément aidée depuis quelques années, il est vrai. Elle l'avait forgée, et l'avait épaulée. C'était elle qui avait aidé Spencer à briser la carapace Callie afin de s'épanouir. Et la jeune femme regrettait de ne pas être capable de lui rendre la pareille.

En parlant de Tinsley, elle allait encore lui offrir une crise violente dont elle avait le secret : les deux jeunes femmes étaient censées dîner ensemble ce soir et Spencer avait annulé au dernier moment après avoir réussi à obtenir un rendez-vous avec un scénariste célèbre pour un de ses clients principaux : un jeune acteur talentueux, qui rapporterait une fortune une fois qu'il aurait percé. Ce qui ne saurait tarder, car la jeune femme avait promis de faire de sa carrière une de ses priorités, et elle tenait toujours ses promesses. Le dîner avait traîné en longueur et Spencer avait dû encaisser les remarques parfois déplacées du scénariste sans se départir de son sourire et de son ton cordial et sympathique. Qu'est-ce qu'elle détestait les personnes comme lui, qui pensaient que l'argent ou bien la célébrité pouvait tout acheter... Ses parents étaient immensément riches, elle s'était fait prendre par un nombre incroyablement élevé de garçons qui ne l'attiraient même pas plus que cela, et elle n'avait pas été heureuse pour autant. Alors si il savait comme il l'indifférait... Il était maintenant très tard, et Spencer n'avait qu'une hâte : rentrer et se reposer puisqu'elle était persuadée que Tinsley avait dû laisser un nombre incroyablement élevé de messages sur le répondeur de son téléphone fixe, et n'avait pas hâte de les écouter le lendemain. C'est pourquoi une bonne nuit de sommeil réparatrice était la bienvenue. Simplement, ses talons hauts et sa robe de cocktail plutôt courte et proche du corps ne l'aidait pas à se mouvir rapidement et la jeune femme pestait mentalement contre elle même et les taxis qui osaient se faire rare dans le quartier. Spencer était en train de traverser la route lorsqu'elle entendit un jeune homme faire tomber son téléphone dans un juron, avant de se baisser pour le ramasser, tandis que le feu passait au vert. La scène se déroula en une seconde à peine et elle n'eut pas le temps de réfléchir : un poids lourd arrivait à toute vitesse et ne semblait pas du tout envisager de s'arrêter, tandis que le garçon n'avait pas l'air de bouger, comme hypnotisé par les phares aveuglants du camion. Laissant un escarpin sur l'asphalte comme une Cendrillon en beaucoup moins passive, Spencer rebroussa chemin et s'élança sur le garçon, le poussant sans ménagement sur le bas côté. Wow. Jamais elle n'aurait imaginé posséder une once de force, mais l'adrénaline aidant... Son épaule la lançait d'ailleurs pas mal tandis que le camion la frôla. Décidément, la mort semblait l'apprécier plus que de raison ! Celui-ci termina sa course en freinant et Spencer se releva, incendiant le conducteur imprudent :  « Non mais vous êtes complètement fou ou quoi ? Vous avez manqué l'écraser ! »

Ses yeux clairs lançaient des éclairs tandis que le conducteur routier, lui, se contenta d'une grossièreté avant de remonter dans son engin et de démarrer en trombe. Spencer bouillonnait. Littéralement. Ce genre de comportement la rendait dingue et lui donnait envie d'être une héroine masquée superforte capable de leur botter les fesses. Un peu comme Sailor Moon, en nettement moins froussarde. Rebroussant chemin, la jeune femme s'agenouilla auprès de l'homme assis sur le rebord du trottoir, apparemment un peu sonné. Tu m'étonnes. Mais tout est bien qui finit bien : seul un escarpin avait été écrasé ce soir. Paix à son âme.  « Ça va, vous n'avez rien ? Tenez : votre portable. J'espère qu'il en vaut la peine parce qu'il a failli vous faire tuer. »
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Davis Palladino

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MessageSujet: Re: there's a footprint I left a life ago. [s.]   Dim 8 Aoû - 12:54

Tous les jours, il était confronté à la mort. C’était par ailleurs une issue étonnante pour le petit garçon qu’il avait été. Certes, il n’avait jamais eu peur de celle-ci alors. Pour lui, c’était juste un état, un mauvais moment à passer dans son existence mais qui pour autant ne signifiait pas la fin de tout. Une manière différente d’appréhender l’existence, c’était aussi simple et complexe que ça. Le canari de sa grand-mère n’était pas réellement mort : il en prenait soin. Le chien qu’il avait élevé avec sa famille et qui avait disparu du jour au lendemain n’était pas mort : il était parti se reposer ailleurs. Grand-père n’était pas davantage mort : il continuait de l’entourer et de l’aimer dans son cœur. Alors, contrairement à certains de ses collègues de travail lorsqu’ils débutèrent, voir un cadavre ne lui avait jamais soulevé le cœur. Il avait toujours été indifférent à la mort. Il avait même joué avec cette dernière durant quelques nuits quelque peu sauvages de sa jeunesse. Mais la défier, la narguer n’avait rien à voir avec se retrouver face à elle.

Peut être était-ce les réminiscences de la terreur sans nom qu’il avait ressenti cette nui-là quand il avait bien deviné qu’il ne s’en sortirait pas. Peut être était-ce le charisme hypnotisant de deux lumières dans la nuit. Peut être qu’il avait au fond de lui cette impression, cette volonté de retourner dans cette abîme bienfaitrice et chaleureuse qu’il avait ressenti. Du moins, ce qu’il aurait dû ressentir si la mort n’avait pas été un rendez-vous raté. Tout mais pas cette existence froide et dénuée de sens, si ce n’est la recherche ou plutôt la traque mortelle de la responsable de la nouvelle personnalité de Davis. Toujours est-il que ses pieds semblaient s’être fondus dans l’asphalte froid et sale de cette rue sans nom, que son esprit s’était comme échappé de ce corps qui lui était devenu indifférent et que toute pensée cohérente avait fui loin de ce corps sans vie.

Absorbé par la contemplation de la mort qui s’approchait doucement et sûrement de lui, il sentit soudain un poids contre le sien et son corps subit un léger vol. Ce fut la douleur de la brûlure contre son peau qui le réveilla. Une douleur insidieuse et incidente ondula de l’endroit du choc sur le reste de son corps, irradiant et paralysant chaque parcelle de peau, chaque bout d’os, allant même jusqu’à anesthésier son cerveau l’espace de quelques instants, l’obligeant à penser uniquement à cette souffrance aux limites du supportable. Il gémit et clôt les yeux. Il savait au fond de lui qu’il aurait du comprendre ce qui venait d’advenir et ce que cela voulait dire. Il n’arrivait cependant pas à remettre les mots dessus. La solution lui filait entre les mains, telle l’eau jaillissante d’une source que des mains ne peuvent retenir malgré leur dextérité.

Il resta allongé quelques instants, le temps de reprendre ses esprits et de réaliser à nouveau qu’il avait une fois de plus échapper à la mort par un quelconque miracle. Etait-il béni des dieux ? Voilà, c’était l’explication qui avait fui si longtemps à son esprit embrumé qui voyait le brouillard se dissiper lentement. Il grimaça de douleur tandis qu’il reprenait une fois de plus sa respiration. Difficile. Il se redressa tant bien que mal mais ne défia pas davantage son corps à se lever droit. Il préférait rester assis sur le trottoir, son oreille ne prêtant que peu d’attention aux bruits du camion s’éloignant dans la nuit, furieux. Ce n’était pas plutôt à lui d’être en colère ? Il avait failli mourir à cause de cet imbécile ! Mais il ne ressentait plus rien depuis la nuit où tout avait basculé.

« Merci. » murmura-t-il à la jeune femme qui l’avait sorti d’une bien mauvaise passe selon toute vraisemblance. Il fut plus chaleureux pour son second merci en plongeant son regard dans les siens. Elle lui avait sauvé la vie tout de même, ce n’était pas rien. Son sourire cependant vacilla, à l’image de la flamme d’une bougie en plein vent et son cœur s’accéléra de manière insensée. Son torse fut secoué d’un léger spasme tandis que ses yeux ne parvenaient pas à se détacher de la longue chevelure blonde de la demoiselle. Elle éveillait en lui une peur sourde, incontrôlable et sans doute injustifiée.

Il récupéra son téléphone portable, méfiant au possible. Son regard noir fouillait les traits de la jeune femme. Elle se rappelait à lui dans un passé lointain et vague, comme on observe derrière une vitre qui offrait des contours incertains à chaque silhouette. « Je suppose que je dois vous remercier. Mademoiselle … ? » Il aurait voulu se lever et se trouver à la même hauteur qu’elle mais c’était impossible. Il était trop faible et le tremblement de sa voix ne permettait pas de le dissimuler.
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