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 Il ne suffit que d’un regard. - ft. Maxime

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Soan A. Leone

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Messages : 34
Date d'inscription : 26/06/2010
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pseudo : Oh!SG.
crédit : LONELY_ANGEL

no way to be
♠ âge du personnage: 31 ans
♠ activités: Psychologue
♠ relations:

MessageSujet: Il ne suffit que d’un regard. - ft. Maxime   Lun 19 Juil - 0:11


Maxime & Soan
Il marchait lentement, comme déconnecté du monde. Le silence, il n’y avait rien d’autre autour de lui. Les klaxons des voitures, les paroles des passants, Soan n’entendait rien de tout ça. Juste le plus grand calme qu’il n’avait encore jamais connu jusqu’à présent. Les mains dans les poches, fixant le goudron du trottoir, rien ne semblait vouloir le retirer de ses pensées. À quoi pensait-il d’ailleurs ? À quoi pensait-il, au milieu de tous ces gens, qui ne semblaient d’ailleurs pas le dérangé ? Au passé. À ce jour, où, elle, oui, où cette femme lui avait dit qu’elle était enceinte. Lui faisant prendre un grand coup de vieux. Avoir un enfant à dix-sept ans, c’est de la folie pure et simple. Pourtant, lui, à l’époque, il était près. Il le voulait cet enfant. Parce qu’il aimait la femme en question, mais aussi le petit être qui allait naître dans neuf mois. Cet enfant, Soan allait enfin le rencontrer. Après quatorze longues années, quatorze années, qui avaient été une sorte de pause pour le psychologue. Sa fille, il allait enfin pouvoir la voir. Combien de fois avait-il espérer que ce moment se produise ? Combien de fois, avait-il imaginé la scène ? Combien de fois, avait-il imaginé à quoi elle ressemblait ? Et combien de fois, avait-il imaginé la vie, s’il l’avait passé avec l’enfant et sa mère ? Des regrets, il n’en avait pas tant que ça. Certes, il aurait peut-être dût retenir la femme qu’il aimait à l’époque, mais maintenant, c’était trop tard pour regretter. Tout c’était écroulé le soir où elle lui avait rendu sa bague. À ce moment-là, le temps s’était comme stoppé dans la tête de Soan. Il aurait pût reprendre quand la sonnerie du téléphone avait retenti. Quand il avait entendu la voix de cette femme. Quand il avait appris que sa fille allait venir vivre chez lui … Pourtant, il n’avait toujours pas repris. Peut-être qu'en voyant son visage, tout allait redevenir comme avant. Qui sait ? De toute façon, ça allait bientôt être le moment de vérité. Un violent choc sortit enfin le blond de ses songes. Il comprenait où il était, après une longue marche en silence. Juste en face de lui, se dressait ce grand parc, il n’y avait plus que ces quelques mètres, qui le séparait du pourquoi il était venu ici. Il y a à peine un instant une jeune femme, venait de donner un coup dans l’épaule de Soan. Lui, n’avait rien dit, n’y prêtant pas plus attention que ça, se contentant juste de fixer l’endroit tant attendu. Elle, en revanche, s’était excusée, sûrement par politesse.

Lentement, le psychologue fit un pas en avant. Maintenant, il ne pouvait plus reculer, pas la peine d’avoir peur, tout allait bien se passer … Du moins, il l’espérait plus que tout au monde. Il espérait surtout ne pas se tromper d’adolescente ... Ça aurait quand même été bête qu’il confonde sa fille avec une autre, non ? Non, il ne pouvait pas faire ça, c’était impossible. Même s’il ne l’avait encore jamais vu, il était totalement impossible qu’il ne la reconnaisse pas. C’était quand même son enfant. Toujours aussi lentement, il traversa la route, qui lui sembla être affreusement longue. En vérité, elle ne faisait que quelques mètres, mais dans la tête de Soan, tout était multiplié par trois. Quand il fut enfin arrivé sur le trottoir d’en face, il se stoppa un moment. Reprenant calmement son souffle, il n’était pas ce qu’on pouvait appeler stressé, mais il ressentait quand même un peu d’anxiété. Ça aurait été si simple, s’il la connaissait depuis son enfance, parler à une enfant, était beaucoup plus simple, que de parler à une adolescente de quatorze ans. Les relations sociales, n’étaient pas un problème pour l’écossais, au contraire, c’était quand même son métier. Mais là, il avait quelque chose de différent des autres fois. Il en était tout à fait conscient. En pressant le pas, il se mit à marcher, puis il entra enfin dans le parc. Le moment de vérité était arrivé.

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R. Maxime Lenoxe

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Messages : 12
Date d'inscription : 18/07/2010

MessageSujet: Re: Il ne suffit que d’un regard. - ft. Maxime   Lun 19 Juil - 13:12


SOAN & MAXIME

IL NE SUFFIT QUE D'UN REGARD


Il me semblait étrange d’être ici. Je marchais, mon sac sur l’épaule, sans réellement savoir vers quoi, vers qui. Bien sûr, je savais très bien qui j’allais rencontrer pour la première fois, en théorie. Mais qui allais-je avoir en face de moi concrètement ? Ces questions tourbillonnaient dans ma tête sans plus finir. J’étais anxieuse, autant l’admettre. Ce n’était pas tous les jours qu’on finissait par rencontrer son père. J’avais 14 ans et je ne l’avais encore jamais vu, pas même en photo. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’il était un sujet « tabou » à la maison. Ma mère a dû énormément souffrir car elle ne m’en a jamais parlé, pire encore elle refusait catégoriquement d’énoncer ne serait-ce que son nom.
Et voilà que, 14 ans plus tard, je me retrouvais dans une ville dont je ne connaissais rien ni personne, prête à vivre sous le même toit que celui qui m’avait fasciné toute ma vie, même de loin. On m’a souvent dit : « je ne sais pas comment tu fais, Maxime, pour ne pas lui en vouloir … après tout, il n’a pas été présent pour toi, jamais … » Moi, je les laissais dire, parce qu’au fond, j’ignore exactement ce qui a bien pu se passer, et je refuse de donner des torts à travers. Oui, je lui en ai voulu par moment, et je suppose que j’en avais le droit. Aux fêtes des pères, quand à l’école on devait inventer un cadeau pour son papa, et qu’on me dévisageait comme une pestiférée. Aux fêtes d’école, kermesses et j’en passe … sans compter mes anniversaires, ou chaque fois que je faisais un vœu, je souhaitais qu’il fut là. En vain.

Que dire de plus ? Peut-être l’idéalise-je justement parce que j’ignore tout de lui. Peut-être que cette rencontre et ce temps à vivre ensemble nous permettra, à lui comme à moi, de se « trouver ». Une chose me rassure néanmoins : il n’a pas refusé ma venue … Mon cœur s’emballe légèrement en arrivant au Parc, lieu de notre « rendez-vous ». C’est un moment que j’ai tant attendu, à présent je le redoute. Et s’il ne me reconnaissait pas ? Et si tout ne se passait pas comme prévu ? S’il me détestait ? S’il était déçu ? Il était évident qu’au début, il y aurait une gêne, non ? Étant plutôt discrète et solitaire, je me demandais comment je pourrais me montrer bavarde et curieuse avec lui … Maman n’était pas du tout comme moi de ce côté-là. Elle avait toujours été à l’aise et bavarde avec les gens, même quand elle ne les connaissait pas. Je l’enviais même souvent. Un sourire s’afficha sur mon visage : et si je tenais ça de mon père ? Je commençais à me dire que tout ce qui différait de ma mère devait sûrement me venir de Soan … son prénom, que j’adorais déjà, était la seule chose que je connaissais de lui. Triste, non ? Mais ça allait bientôt changé.

Cela faisait quelques minutes que j’attendais. J’ignorais si j’étais au bon endroit, mais il me semblait que c’était le bon parc. J’avais les mains moites, le cœur qui tambourinait dans ma poitrine et toutes ces questions en vrac dans ma tête ne s’arrêtaient pas. J’espérais qu’il arriverait bientôt tout en espérant qu’il ne vienne pas … paradoxal, et pourtant … allait-il venir ? Avait-il oublié ? Étais-je au bon endroit ? N’allions-nous réellement pas nous reconnaitre ? Dans ma tête il était impossible qu’on ne puisse pas « réaliser » qui on avait face à nous. Au bout d’un moment, je m’assois sur le banc, ne sachant pas quoi faire de mes mains. Il fait beau et je peux enfin prendre le temps de regarder autour de moi et admirer le magnifique endroit où je me trouve. Des gens se promènent, vivant leur vie comme ils l’entendent. Des enfants jouent, courent et crient en rigolant. Un couple d’amoureux ne se lâche pas du regard et semble heureux. Une vieille dame donne à manger aux oiseaux, le sourire aux lèvres. Des jeunes font du vélo et draguent toutes les filles qu’ils croisent, me faisant rire.

Puis il est là. Je le sais. Inexplicable. Il est seul, il marche sans vraiment savoir où il va lui non plus. Il est grand, comme je l’imaginais. Mes cheveux, je les lui dois aussi, bien qu’ils semblent plus foncés que les miens. Il semble être perdu dans ses pensées, moi je suis juste ravie et soulagée. Je savais que je le reconnaitrais, mais on ne « sait » réellement que lorsqu’on y est. Je me lève automatiquement, et son regard croise le mien, enfin. Maladroitement, je souris et m’approche, sac sur mon épaule. Un face à face tant attendu, je suis tellement « émue » que je ne sais pas quoi dire.
« Salut, » commence-je alors. « Je suis Maxime. » C’est nul, mais au moins, les présentations sont faites. Il ne semble pas réaliser, je n’arrive pas à déchiffrer son expression, ce qui me parait étrange étant donné que je suis experte en ce domaine habituellement. Il se passe quelques secondes sans qu’aucun de nous ne disent quoi que ce soit. Puis, enfin, j’entends sa voix.
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